La raison du sexe

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La raison du sexe est toujours la plus forte.

En parcourant un billet de Terence Tao, le célèbre mathématicien, sur sa position par rapport à l’élection présidentielle en cours aux Etats-Unis, j’ai observé qu’il aborde deux concepts utilisés en logique fort intéressants pour la publication de cette semaine : le “common knowledge” et le “mutual knowledge”. Si on veut faire une traduction littérale, cela donne “connaissance commune” et “connaissance mutuelle”. Reprenons-le au mot pour faire la différence :

“In logic, there is a subtle but important distinction between the concept of mutual knowledge – information that everyone (or almost everyone) knows – and common knowledge, which is not only knowledge that (almost) everyone knows, but something that (almost) everyone knows that everyone else knows (and that everyone knows that everyone else knows that everyone else knows, and so forth).”

Tr. En logique, il y a une distinction subtile mais importante entre le concept de connaissance mutuelle – l’information que tout le monde (ou presque tout le monde) connaît – et la connaissance commune, qui est non seulement la connaissance que (presque) tout le monde sait, mais ce que (presque) tout le monde sait que tout le monde sait (et que tout le monde sait que tout le monde sait que tout le monde le sait, et ainsi de suite).

La meilleure illustration de la distinction entre ces deux concepts est le fameux conte de Hans-Christian Andersen, “Les habits neufs de l’Empereur” que je vous invite à lire puisqu’on peut le trouver facilement à partir de Google. De façon simpliste, c’est un empereur qui commande des tissus à deux escrocs qui se présentent comme grands tisserands capables de coudre une étoffe invisible pour les personnes non intelligentes. Seules les personnes intelligentes peuvent le voir, avait précisé nos escrocs. Ces deux escrocs demandent des tissus en soie dorés d’or et les gardent mais font semblant de coudre par des gestes et les conseillers du roi, visitant leur atelier, font aussi semblant de voir l’étoffe pour ne pas paraitre non intelligents. Vient le jour J où l’empereur réunit son peuple pour porter l’étoffe en public,  peuple qui avait hâte de voir l’étoffe puisque chacun voulait savoir si le voisin était idiot. Si tu ne vois pas l’étoffe, cela veut dire que tu n’est pas intelligent. En public, le roi est déshabillé par nos escrocs et ils font des gestes synchronisés pour montrer qu’ils habillent le roi de l’étoffe. Et plusieurs personnes de s’écrier “Que les habits neufs de l’empereur sont beaux! Quelle Allure!”. Et il s’ensuivit un concert de louanges dans la foule jusqu’à ce qu’un enfant osa dire “Le roi est nu” pour que le peuple accepte que le roi était nu. Sentant que le peuple avait raison, le roi, serrant les dents, entreprit de terminer sa procession accompagnée de sa suite qui faisait mine de soutenir la traîne d’un manteau qui n’existait pas.

La nudité du roi était une connaissance mutuelle (mutual knowledge). A partir du moment où l’enfant s’est écrié, cette connaissance mutuelle est devenue connaissance commune (common knowledge). Continuer la lecture de La raison du sexe 

Comment j’ai choisi l’hébergeur de ce site

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Lors de la création de ce blog, je cherchais un hébergeur  WordPress fiable et sûr puisque j’avais déjà expérimenté la version gratuite de WordPress et muni des enseignements (retours d’expérience), je souhaitai m’engager dans une voie solo, avec plus de liberté dans la configuration pour le blog.

Après moult recherches, j’ai opté pour SiteGround comme hébergeur, malgré les recommandations pour BlueHost qu’on retrouve chez plusieurs blogueurs. J’ai choisi d’ignorer ces recommandations et de me concentrer sur les forums et commentaires des lecteurs de ces blogs et sites de recommandations. Je savais pertinemment que les recommandations de nombre de blogueurs étaient intéressées (par l’affiliation) et que le moyen le plus sûr d’avoir une idée des mérites d’un hébergeur était de prendre le temps pour balayer les commentaires d’utilisateurs anonymes et parcourir les forums.  C’est donc au terme de ce processus que j’ai choisi SiteGround. Et ce choix a été judicieux puisque SiteGround vient d’être recommandé officiellement par WordPress. Cela confirme que mon approche de recherche  était fondée, puisque je l’ai faite il y a un an, bien avant la recommandation officielle de WordPress.

Après le choix, je me lance dans la partie tarifaire car j’avais aussi une contrainte de budget. Pour un site personnel qui vise plus à l’expérience qu’au sérieux (ou si vous voulez au gain), ma préoccupation était de minimiser les coûts. Donc je tombe sur ceci :

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Alors naturellement mon choix se porte sur le plan tarifaire le plus accessible, le “StartUp”…Avec ce plan, j’ai tout ce que j’ai besoin : un site web, un nom de domaine, 10Go, WordPress intégré,…etc.

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Je ne me pose pas de question et je m’engage… Continuer la lecture de Comment j’ai choisi l’hébergeur de ce site 

Que retenir du rapport “Internet Trends 2016” de Mary Meeker

 

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Depuis la sortie du très attendu et acclamé rapport “Internet Trends 2016” de Mary Meeker en Juin 2016, le fichier PDF trainait dans un dossier de mon disque dur et à chaque fois que je l’ouvrais, je n’arrivais pas à le terminer puisqu’on a quand même 213 pages à ingurgiter. Ce week-end donc, j’ai entrepris de lire le rapport entier et je vous livre mes impressions avec quelques extraits, notamment au niveau des graphes, contenus dans ce rapport.

Ce rapport est découpé en 8 parties, 8 parties qui tracent les 8 tendances soutenues par Mary Meeker qui portent sur :

  • Internet,
  • La situation macroéconomique à l’échelle globale,
  • La publicité et le commerce,
  • La réinvention de la communication,
  • La réinvention de l’interface homme-machine et du transport.
  • La Chine,
  • Les données publiques / privées des entreprises,
  • Les questions de vie privée liées aux données.

En clair, ces 8 points sont balayés à coup de courbes, statistiques, schémas et annotations pour soutenir les tendances pointées. On peut contester tel ou tel point du rapport mais le mérite d’un tel rapport est de donner une perspective globale des actions des différents acteurs d’Internet qui peuvent paraitre isolées de prime abord mais s’inscrivent dans une stratégie bien huilée.

Que retenir de ce rapport ?

Hors Chine et Inde, on observe un ralentissement de la croissance du nombre d’utilisateurs d’Internet. La croissance est continue en Inde avec un taux de pénétration de 40% en une année, entre 2014 et 2015. On peut ainsi comprendre pourquoi Facebook en 2015 avait lancé son opération Internet.org en Inde avec la mission de permettre aux plus pauvres de se connecter gratuitement à un certain nombre de services de base…

Bien que l’initiative soit louable, cela n’a pas empêché certains de voir en cela un pas stratégique pour occuper le marché indien porteur et prometteur. J’ai abordé ce point en détail dans mon billet sur le business model de Facebook. Google a emboîté le pas de Facebook avec une autre approche en signant un partenariat avec la principale entreprise indienne  de transport ferroviaire, Indian Railways, pour offrir le wifi haut débit dans les stations et gares.  Apple compte ouvrir ses premières boutiques en Inde. Autre chose, plus de 25% des 233,7 milliards US dollars de revenus d’Apple en 2015 proviennent de la Chine… Donc on observera beaucoup de mouvements de grandes entreprises d’Internet en direction de l’Inde et de la Chine.

Il n’y a pas seulement ralentissement du nombre d’utilisateurs d’Internet hors Chine et Inde. Le même ralentissement s’observe sur le marché des Smartphones, mais avec des disparités marquées géographiquement où on a des taux de croissance de 52% pour la zone Asie-Pacifique. Android continue de dominer le marché des Smartphones avec plus de 80% de part de marché. Apple tourne autour de 15%. MICROSOFT qui a tant réussi sur le marché du PC en imposant son système d’exploitation Windows a visiblement échoué avec les Smartphones et tablettes malgré le rachat pompeux de Nokia…Néanmoins, Microsoft ne s’avoue pas vaincu avec le lancement de Windows 10 (qui fonctionne sur tous les appareils) et de Continuum

La publicité est le modèle économique de base d’Internet. Je l’avais démontré dans mon essai “Comprendre le ciblage publicitaire sur le web”. La publicité se porte très bien selon le rapport de Mary Meeker. Par exemple, aux USA, on a une légère croissance de la publicité en ligne de 20%, taux annuel moyen qui masque les 5% de croissance annuelle pour la publicité sur desktop et 66% pour le mobile! C’est conforme avec les habitudes où le Smartphones sont actuellement le principal canal d’accès à Internet. Pas étonnant donc que 76% de cette croissance soit capturée par Google et Facebook. Le potentiel pour la publicité sur mobile est vaste compte tenu du décalage entre le taux de pénétration du mobile et l’allocation des revenus publicitaires entre médias.

image Source : Internet Trends 2016, page 45.

Que voit-on pour le cas des Etats-Unis? Qu’il existe déjà un déphasage entre le temps consommé des médias et les dépenses publicitaires à eux alloués. Par exemple, la télévision reçoit 39% de dépenses publicitaires pour une audience relative de 36% par rapport à l’ensemble des médias. On passe de plus en plus de temps sur le mobile, nos téléphones et Smartphones, qui ne reçoivent que 12% de publicité avec une consommation de près de 25%. Ce qui pousse à une estimation d’un creux de près de 22 milliards US dollars d’espaces publicitaires à combler…Seulement, l’évolution du adblocking (blocage publicitaire) pourrait doucher cet enthousiasme.

image Source : Internet Trends 2016, page 47.

Le commerce a évolué depuis des millénaires passant des étales, des échoppes, aux marchés. Et puis d’autres espaces sont venus se greffer comme les magasins, les boutiques, les chaines de discount, les supermarchés, les centres commerciaux, les hypermarchés et autres.  Continuer la lecture de Que retenir du rapport “Internet Trends 2016” de Mary Meeker 

Comment MICROSOFT gagne son argent ?

 windows-8 Icône produite par Icomoon pour www.flaticon.com

L’ambition de ce blog est de donner une représentation de la façon dont les entreprises gagnent de l’argent, en s’appuyant sur le business model canvas du livre “Business Model Generation : A Handbook for Visionaries, Game Changers, and Challengers”.  Cet exercice a déjà été fait pour Google, Facebook, Twitter et Apple. Aujourd’hui, nous allons le faire pour MICROSOFT.

Cette représentation se faisant en neuf (09) blocs, je ne vais plus détailler le contenu théorique de ces blocs comme cela a été fait au début de cette série. Je vais passer directement à l’application et pour ceux qui veulent se faire une idée des neuf (09) blocs du business model canvas, vous pouvez cliquer ICI.

MICROSOFT n’est plus à présenter tant son nom est associé dans l’imagination au fameux système d’exploitation Microsoft Windows dont les sorties étaient tant attendues et le symbole de la modernité dans le secteur des micro-ordinateurs était de disposer d’un ordinateur avec la dernière version de Ms Windows installée. Le nom de MICROSOFT est aussi populairement associé à Ms OFFICE, la suite bureautique qui a conquis le monde. Seulement, cette association qui avait tout sens il y a quelques années est devenue trompeuse avec le MICROSOFT d’aujourd’hui.

Avant d’y arriver, rappelons que traditionnellement, MICROSOFT s’est construit en tant qu’éditeurs de logiciels pour PC: logiciels d’exploitation et logiciels d’application dont les plus connus sont regroupés dans la suite Ms OFFICE.

Dans l’architecture d’un ordinateur, MICROSOFT évoluait dans la couche “Software”.

AP01Illustration de l’architecture d’un ordinateur. MICROSOFT évoluait dans la couche “Software” avec son système d’exploitation pour ordinateur personnel (Ms Windows) et pour serveur (Ms SERVER) ainsi que ses nombreuses applications : La Suite Office, Ms Project, VISIO, OneNote, ACCESS & Autres.

Aujourd’hui, les choses ont évolué et MICROSOFT a dû s’adapter… Il y a quelques années, c’est le PC (Personal Computer), l’ordinateur personnel qui dominait comme appareil. Depuis les choses ont changé comme on peut le voir avec la chute continue des ventes de PC…

chartoftheday_5241_global_pc_shipments_since_2008_nSource : Statista

Pendant que le marché du PC s’essouffle, le marché des Smartphones, et dans une moindre mesure celui des tablettes continue de croître…

statistic_id263441_global-smartphone-shipments-forecast-2010-2020 Source : Statista

Dans ces conditions, MICROSOFT comprenant que l’ère des PC où elle avait régné en maitre dans la couche du “Software” était révolue avec la montée en puissance d’autres appareils, elle a dû s’adapter en conséquence.

chartoftheday_5172_household_penetration_of_connected_devices_n Source : Statista

Parti de 2006, son offre se résumait à ceci :

MS02 L’offre de Microsoft en 2006

Dix ans plus tard, en 2016, Microsoft s’est transformé et il est difficile de l’associer à un éditeur de logiciels…

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Comme APPLE, MICROSOFT converge vers cette stratégie d’intégration verticale de toute la chaîne de production d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un Smartphone. Mais c’est une stratégie mesurée pour le cas de Microsoft, compte tenu de sa poule aux œufs d’or qui est la vente de licences (sur les systèmes d’exploitation et la suite Office) aux différents intégrateurs et assembleurs. Elle ne peut pas pousser le bouchon trop loin pour ne pas frustrer ses partenaires dans le secteur des micro-ordinateurs. Continuer la lecture de Comment MICROSOFT gagne son argent ? 

J’ai choisi Toodledo pour gérer mes projets personnels et mon temps

 

image La réponse de Nassim Taleb à une question sur la gestion du temps

Il y a quelques jours, j’ai annoncé mes 2 axes de recherche pour les 6 derniers mois de l’année et à la lecture de cet article, vous avez sûrement ressenti la tension qui existe entre les ambitions et le temps. En effet, quelque soit vos projets, la contrainte temps sera toujours présente. C’est ce qui fait que plusieurs personnes commencent des activités, des projets, des tâches mais ne les terminent jamais.

Comme toujours, cette situation a nourri un important marché sur la gestion du temps, le “time management”… Des livres ont été publiés là dessus, des séances de formation, des séminaires, et même des coachs qui proposaient des séances de “coaching” en gestion de temps. Et ce marché est toujours florissant. Confronté à ce problème, j’ai moi-même plongé dans la littérature sur la gestion du temps et après moult recherches et expérimentations, j’étais toujours à la case départ, sans solution soutenable.

Quand on établit une liste de tâches ou de projets à accomplir, la discipline est le seul fil conducteur : entre vos multiples occupations, vous devez trouver le temps pour bien faire ce que vous avez prévu.

Durant mes expérimentations, j’ai d’abord choisi un outil pour m’accompagner dans cette discipline : ToDoist, excellent outil mais trop touffu de mon point de vue. A la suite, j’ai enchainé une série d’outils : Any.do, Wunderlist, Google Keep, SolCalendar,..etc. Rien ne semblait à mon goût, du moins ne répondait à mes attentes. Finalement, j’ai refondu tout mon emploi de temps et je l’ai organisé en thèmes, thèmes que j’ai reporté sur Google Agenda.

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Après un mois d’utilisation de Google Agenda, je me rends compte que cette solution n’est pas idoine pour les projets personnels. C’est un outil intéressant lorsque l’on a des évènements qu’on ne souhaite pas manquer ou des rendez-vous importants. Ce n’est pas un outil pour gérer par exemple un projet d’écriture de livre. Vous n’avez pas de flexibilité dans l’emploi du temps. La journée est découpée en 24 heures et vous devez remplir les plages horaires avec les tâches. Si vous mettez “écrire” dans l’agenda comme tâche entre 8h et 9h, si vous passez ce temps pour cause d’empêchement, vous êtes dérangé psychologiquement. Vous avez le sentiment de ne pas avoir pleinement accompli votre début de journée. Et soyez-en sûr, ce sentiment désagréable affectera le reste de votre journée. De plus, en découpant votre journée en petits morceaux de temps, vous aurez l’impression à la longue de fonctionner comme un robot. Tout le sel de la joie de vivre se dissout si votre vie est écrite comme un scénario de film où tout écart est encadré, non toléré. C’est à travers cette expérience que j’ai compris pourquoi aucune méthode de gestion de temps était meilleure : en voulant tout programmer précisément, on ne vit plus. Le tweet de Nassim Taleb ne dit pas autre chose.

Je me suis mis donc à chercher non pas un outil de gestion de temps, mais un outil de gestion de projets personnels, plus flexible sur le temps. Après une recherche fouillée sur le web, je suis tombé sur un article  du site web de Zapier : “The Best Project Management Software: 50 Tools for Team Task Management”. Dans cet article, on présentait 50 outils pour la gestion de projets. J’ai entrepris de lire attentivement cet article et de sélectionner un pool d’outils sur la base de critères suivants :

  • Possibilité de synchronisation entre les différents appareils : l’outil devait être accessible à la fois sur mon ordinateur, ma tablette et mon téléphone.
  • Simplicité : l’outil devait être simple dans l’utilisation et aussi simple fonctionnellement.
  • Prise en compte à la fois de projets collaboratifs ET de projets personnels : c’était le critère le plus important pour moi car la plupart des outils de gestion de projets partent du principe qu’un projet rassemble nombre de personnes et cela n’est pas faux. Ainsi, l’outil est très axé dans sa conception sur la collaboration et la communication, deux points importants dans une équipe de gestion de projets. Seulement, pour ma part, il s’agit aussi de projets personnels, une seule personne qui a des projets à réaliser.
  • Flexibilité : la possibilité de modifier  les priorités, les dates, ou l’affectation pour une tâche ou un projet.

J’ai donc parcouru les 50 outils de gestion de projets et j’en ai sélectionné quatre (04) :

Après sélection, j’ai entrepris de les installer sur ma tablette et les utiliser pour voir ce qui convenait le mieux à mes attentes. Après plusieurs jours d’utilisation, j’ai jeté mon dévolu sur TOODLEDO qui m’offre la possibilité d’ajouter simplement les tâches à faire, de les organiser par projets, de les modifier autant de fois que besoin se présentera et surtout de classer ces tâches par ordre de priorité. En commençant par l’unité élémentaire d’un projet qui est la tâche, j’ai été séduit. Les autres font pareils mais commencent par l’équipe ou les collaborateurs, option pas nécessaire dans mon cas.

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On peut critiquer mon approche dans la mesure où je n’ai pas bien défini mes besoins dès le départ. En réalité, c’est bien un outil de gestion de tâches, avec possibilité d’affectation par projet que je souhaitais. Mais entre de grandes annonces et la prouesse des designers qui permettent pour chaque outil de se présenter sous un meilleur angle quelque soit l’outil sélectionné, il est difficile de faire un choix si vous n’installez pas et n’utilisez pas l’application. Si vous doutez de ces propos, allez à la page d’accueil de n’importe quelle application parmi ces  50 outils de gestion de projets. Il vous sera difficile de faire un choix si vous parcourez les différentes pages d’accueil.

Il ne me reste plus qu’à me mettre au travail. Chaque matin, je parcoure la liste des tâches et j’opère une sélection de quelques tâches en fonction de la journée car chaque journée est UNE journée, sans commune mesure avec la veille. Si une journée est chargée d’imprévus ou de situations où je ne maitrise plus le temps, aucun stress : la tâche est renvoyée à une date ultérieure. Ainsi, je peux affronter chaque journée sans soupirer à chaque fois qu’un imprévu se pointe à l’heure où j’avais prévu me consacrer à la lecture par exemple. C’est cela la meilleure méthode de gestion de temps.

Mes 2 axes de recherche pour les 6 derniers mois de l’année.

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J’avais produit il y a quelques mois un billet qui abordait la difficulté d’orientation dont faisait face des parents et même des jeunes face à un environnement incertain, situation qui amenait certains parents à orienter leurs enfants sur des métiers qu’ils jugeaient porteurs en se basant uniquement sur leur expérience, expérience attachée à un environnement économique bien précis. L’enfant peut se retrouver, une fois adulte, devant un métier tombé en désuétude ou n’étant plus porteur en terme de revenus, la situation économique ayant évolué. Pour exemple sans statut de généralité, quand j’étais jeune, mes parents et même le voisinage ne voyaient la réussite de leurs enfants qu’à travers la comptabilité et la banque. Ils n’étaient pas les seuls et vous pouviez voir les effets de cette vision de la réussite une fois au supérieur où ces filières avaient des effectifs pléthoriques. Je vous laisse imaginer les conséquences sur le marché de l’emploi avec des diplômés en masse que l’économie ne peut pas absorber.

Cette réflexion soulève la question de la décision en situation d’incertitude. C’est un thème préoccupant car nous avons toujours maille à partir avec l’incertitude…Depuis notre tendre enfance, nous sommes bercés par des certitudes et nous en formons chaque jour. Lorsqu’on se retrouve devant une situation imprévue ou non envisagée, notre monde s’écroule et nous sommes démuni pour affronter cela. Je suis convaincu que le marché du développement personnel est florissant parce que nous n’avons pas les armes psychologiques et intellectuels solides pour composer avec l’incertain. C’est pour cela que la lecture des livres de Nicholas Nassim Taleb sont importants pour un début de solution. A travers la lecture de ses livres, on comprend que la probabilité fournit une grammaire pour le risque et l’incertitude, deux mots (maux?) qui nous accablent dans la vie quotidienne. Mais vous et moi ne sommes pas des mathématiciens, statisticiens ou spécialistes de probabilités pour manier avec verve tout le corpus technique contenu dans le premier livre de probabilités tombé sous la main.

Heureusement pour le commun des mortels, David Aldous, mathématicien spécialisé en probabilités, a mis en ligne une liste de livres “non techniques” afin de permettre au non spécialiste de se faire une idée sur l’approche probabiliste. Ainsi, j’ai décidé de balayer une bonne partie de ces livres dans les semaines à venir. Je vous conseille d’aller sur cette page et de vous y mettre. C’est le premier axe de recherche pour les six (06) derniers mois de l’année 2016.

Autre axe de recherche : l’informatique ou plus précisément, la programmation. Ce serai bien intéressant qu’à la fin de l’année, je puisse pondre un programme de moi même…Il ne faut jamais s’interdire une aventure intellectuelle. On en parle beaucoup et on en écrit des tonnes sur le Net. J’ai donc décidé de m’y mettre en commençant par me doter de bases solides en programmation par le téléchargement et l’installation d’ALICE, un logiciel éducatif à la programmation. J’ai fait des recherches solides là dessus et je pense que c’est le meilleur, bien qu’on puisse compléter cela par d’autres pistes comme le très recommandé Structure and Interpretation of Computer Programs de Hal Abelson, Jerry Sussman et Julie Sussman. Des ressources, il y en a, c’est le temps à allouer qui fait défaut.

Ces deux axes de recherche ne remettent pas en cause la ligne éditoriale de ce blog qui aborde la façon dont les entreprises gagnent ou ont l’intention  de gagner de l’argent. Nous l’avons déjà fait pour Google, Facebook, Twitter et Apple. Je travaille sur d’autres entreprises et cette série continuera sans entraves.

Néanmoins, la fréquence de publication en prendra un coup comme vous l’avez déjà remarqué ces dernières semaines où je ne publie plus deux (02) fois par semaine comme d’habitude. Je n’ai pas le choix : entre le boulot, les obligations personnelles, les aléas de la vie quotidienne et ce blog, c’est le travail qui manque le moins pour paraphraser La Fontaine mais la contrainte “temps” m’obligera toujours à des ajustements.

Je ne peux que terminer ce billet en vous conseillant de vous lancer comme moi. Si vous avez des difficultés à vous lancer à cause de la langue anglaise, passez par Duolingo sans perdre de temps.

Comment varier l’offre pour mieux vendre? (2)

 

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Nous avons parlé de l’offre lors de notre longue série de présentation des neuf (9) bloc du business model canvas, cette représentation de la façon dont une organisation gagnait (ou avait l’intention de gagner) de l’argent. Ce billet fait suite au billet “Quels produits vendre sur un blog?” où nous terminions par la question “Comment susciter de l’intérêt pour un produit?”. Evidemment, plusieurs moyens existent pour susciter l’intérêt pour un produit et la variation de l’offre en est une.

Le but de l’offre est de permettre aux clients d’entrer en relation avec l’entreprise, de pousser le client à agir. Et je ne vous apprends rien : pousser une personne à agir n’est pas chose facile. Les ressorts de l’action peuvent se trouver dans la motivation, l’urgence, la peur, le sentiment d’appartenance, la réciprocité,  …etc. Ces ressorts d’action sont le plus souvent intégrés dans les offres afin de nous pousser à agir et poser l’acte d’achat.

Précédemment, nous avons commencé cette série avec les variations d’offre qui s’appuie sur l’urgence pour nous pousser à agir.

Aujourd’hui, nous allons aborder les variations d’offre qui visent à augmenter le taux de conversion, à booster votre décision d’achat. Il est vrai que toutes les offres sont conçues pour obtenir une réponse de votre part par un achat mais là, on vous tire la main…ou si vous voulez, on vous graisse la patte.

Quelles sont donc les variations d’offre pour vous forcer la main?

  • Essai gratuit : Le web abonde d’éditeurs de logiciels ou d’applications web qui proposent l’essai gratuit pendant une période donnée avant de vous décider. Vous pouvez souscrire et utiliser le service gratuitement pendant 30 jours sans obligation de finaliser. Prenons le cas de Microsoft avec Office 365 qui vous propose un essai pendant un mois…

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  • Cadeau offert : Parfois, un cadeau offert est plus parlant à un client qu’une réduction de 30% par exemple. Retenons Amazon pour illustrer ce cas.

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Ou encore ceci :

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  • Le “Satisfait ou Remboursé” : C’est une garantie accordée au client qui vise à modifier sa perception du risque. Prenons encore cet exemple cité sur Amazon :

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Ou encore ceci extrait de Cdiscount :

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  • Offre d’un bon d’achat : Ici, vous achetez un produit et un bon d’achat d’un taux ou d’une valeur définie vous est offert. Prenons l’exemple d’une offre de Cdiscount…L’achat d’une XBOX ONE vous permet de bénéficier automatiquement d’un bon d’achat dont la valeur est de 50% le montant de votre achat.

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Il est vrai que cet octroi de bon d’achat est toujours bien encadré juridiquement…comme on peut le voir avec une offre d’IKEA.

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  • Loteries : C’est une variation qui peut être utilisée pour booster les ventes, en forçant la main de vos fidèles clients et même de ceux qui ne sont pas vos clients. Seulement, cette astuce marche juste la période couverte par la loterie.

Pour conclure, la variation d’offre qui vise à augmenter le taux de conversion, à booster la décision d’achat s’appuie sur :

  • l’essai gratuit, pendant une période définie,
  • un cadeau offert, bien évidemment gratuit,
  • la garantie “satisfait ou remboursé”
  • l’offre d’un bon d’achat,
  • les loteries et tirages au sort.

On peut résumer cela avec la maxime “Il faut d’abord donner pour recevoir”. C’est cette notion de “don” qui guidera votre imagination afin de rôder vos offres.

Bien évidemment, nous n’avons pas parcouru tous les cas particuliers de cette variation et si à l’avenir nous tombions sur un cas fort intéressant, nous ne manquerons pas d’y revenir. Sur ce, je vous donne rendez-vous ce samedi pour un autre billet.

Comment varier l’offre pour mieux vendre ? (1)

spaceX© SpaceX par Unsplash

Nous avons parlé de l’offre lors de notre longue série de présentation des neuf (9) bloc du business model canvas, cette représentation de la façon dont une organisation gagnait (ou avait l’intention de gagner) de l’argent. Ce billet fait suite au billet “Quels produits vendre sur un blog?” où nous terminions par la question “Comment susciter de l’intérêt pour un produit?”. Evidemment, plusieurs moyens existent pour susciter l’intérêt pour un produit et la variation de l’offre en est une que nous allons aborder aujourd’hui.

Pour rappel, l’offre est la raison pour laquelle les clients se tournent vers une entreprise au lieu d’une autre. C’est le cœur de tout business model. Si vous voulez créer une entreprise, c’est toujours la première question qui vous sera posée : quelle sera votre offre ? C’est l’offre qui donne une identité à une entreprise.

Le but de l’offre est de permettre aux clients d’entrer en relation avec l’entreprise, de pousser le client à agir. Et je ne vous apprends rien : pousser une personne à agir n’est pas chose facile. Les ressorts de l’action peuvent se trouver dans la motivation, l’urgence, la peur, le sentiment d’appartenance, la réciprocité,  …etc. Ces ressorts d’action sont le plus souvent intégrés dans les offres afin de nous pousser à agir et poser l’acte d’achat.

Cet article fait partie d’une série d’articles que nous publierons lors des 2 prochaines semaines pour voyager au cœur des variations d’offres proposées par les entreprises pour nous pousser à poser l’acte d’achat.

Comme dit plus haut, poussez l’être humain à agir n’est pas chose facile et les entreprises rivalisent d’imagination pour atteindre leur but. Prenons l’exemple de cette capture d’écran d’une entreprise qui cherche à recueillir les adresses mails des visiteurs de son site intéressés par un cours gratuit qu’elle propose. Pour éviter au visiteur de reporter l’action, elle a inséré dans la page de présentation du cours un compteur…

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Avec ce compteur qui égrène à chaque seconde le temps restant, elle créée un sentiment d’urgence chez les visiteurs du site qui n’hésitent pas à s’inscrire au cours pour ne pas rater cette opportunité.

Nous allons donc faire un tour d’horizon des différentes variations d’offre utilisées par les entreprises du web pour pousser leur cible à agir dans le sens voulu.

Commençons ainsi par l’urgence : comment l’urgence est intégrée dans les offres?

Créer l’urgence dans une offre vise à annihiler l’hésitation qui nous habite parfois lors d’une décision.  Ainsi, on créée une urgence dans l’offre en :

  • définissant une limite temporelle à l’offre proposée. Amazon propose une réduction de prix sur son Kindle Paperwhite valable jusqu’au 30 Mai.

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Ou encore LOWE’S qui présente son offre avec limite temporelle. Continuer la lecture de Comment varier l’offre pour mieux vendre ? (1) 

Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent

 

Secret des Blogueurs Qui S'enrichissent, Le - Duverger PETGA

Lorsque je me suis lancé dans le blogging, je n’avais aucune orientation sur ce qu’il fallait faire ou ne pas faire, ce qu’il fallait faire prioritairement ou accessoirement. Dans cette situation, je tanguais dans tous les sens en procédant par essais et je vous avoue, c’est la meilleure école. Dans tous les cas, j’ai mis sous écrit le résultat de toute cette aventure.

Avant de créer un blog, je vous conseille de lire les billets suivants :

Autre chose, prenez la peine de lire le dernier livre de Steven Pressfield, NOBODY WANTS TO READ YOUR SH*T, très important si vous voulez gagner de l’argent en bloguant. Le titre du livre même est évocateur, traduit de ma part par “Personne ne veut lire votre merde”. Ce livre, librement téléchargeable, vous rappelle un certain nombre de préalables que j’ai connu durement en me confrontant au marché. Lorsque j’ai publié mon livre en 2014, je croyais que la puissance des idées devait me dispenser de la promotion, qu’un livre bien fouillé et écrit se suffisait à lui seul. J’ai pu constaté moi même les limites de cette approche quand je n’ai pas vu les ventes venir. Vous devez penser à la promotion de votre livre avant d’écrire la première ligne du livre. Je vous conseille vivement de lire ce livre de Steven Pressfield, NOBODY WANTS TO READ YOUR SH*T.

J’aurai l’occasion de vous proposer plus tard en libre téléchargement une version compilée de ces articles au format PDF et ePUB.

La stratégie des blogueurs professionnels (6)

Secret des Blogueurs Qui S'enrichissent, Le - Duverger PETGA

Nous terminons aujourd’hui avec la série de six (06) articles liés aux mises à jour de mon livre publié en Juin 2014 sur Amazon KDP (Kindle Direct Publishing) titré “Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent”.

Pour résumer, nous avions dit que la différence entre les blogueurs professionnels et les blogueurs amateurs se trouvait dans le fait que les premiers concevaient leur succès à travers cinq (5) étapes modélisées par David McClure :

  1. L’acquisition : il s’agit ici d’attirer les visiteurs du blog à travers les différents canaux d’accès au web, à l’exemple des moteurs de recherche et des réseaux sociaux.
  2. L’activation : ici, il s’agit de frapper l’esprit du visiteur dès sa première visite du blog, de créer une excellente expérience utilisateur.
  3. La rétention : ici, il s’agit de faire revenir le visiteur sur le blog, qu’il le visite plusieurs fois.
  4. La référence : ici, il s’agit d’établir de l’autorité sur le visiteur, afin qu’il fasse de la recommandation de votre blog sur un domaine donné, qu’il reconnaisse en vous une source fiable et experte dans ce domaine.
  5. Le revenu : à cette dernière étape, il s’agit de définir une stratégie de monétisation du comportement du visiteur.

C’est à travers ces différentes étapes que les blogueurs professionnels actuels obtenaient des revenus conséquents.

Après une brève introduction, nous avons décortiqué l’acquisition, l’activation, la rétention et la référence. Aujourd’hui, nous allons aborder la cinquième et dernière étape qui est le revenu.

Vendre est difficile, c’est une activité difficile. Il s’agit de persuader un individu qu’il bénéficiera d’un plus, d’une valeur ajoutée en acquérant votre produit. Vous présentez les bénéfices à retirer de votre produit avant qu’il ne soit consommé : vous lui faites une promesse. “Prenez ceci et après cela, vous ne serez plus comme avant...” est le message martelé mais le consommateur actuel est bombardé sans cesse de pareils messages de la part d’autres produits concurrents. Et il faut suffisamment d’arguments pour convaincre quelqu’un de casser sa tirelire pour votre produit.

Revenons au thème de ce livre : le secret des blogueurs qui s’enrichissent. Evidemment que le secret du blogueur qui s’enrichit est, en plus d’appliquer les 4 précédentes étapes, de proposer des produits à ses lecteurs ou visiteurs. Ainsi, un blogueur professionnel se demande quels produits vendre? Une fois ayant arrêté quel produit vendre, il va falloir monter une page de vente. C’est sur cette page que vous allez présenter votre produit et ses bénéfices, essayez de convaincre un visiteur ou lecteur de la valeur ajoutée de votre produit. Ensuite, il vous faudra faire la promotion de votre produit. En arrière-plan de cette démarche, il faudra penser aux moyens de paiement de votre produit disponibles dans votre blog : c’est un sujet sensible depuis les détournements de cartes sur le web. Un faux pas sur ce point et vous avez des freins importants à la vente de votre produit. Il faut aussi penser l’optimisation de votre taux de conversion : ici, vous améliorez votre site pour booster les ventes. Nous terminerons cette étape en abordant d’autres formes de monétisation : la proposition de produits à la vente n’est pas la seule forme de monétisation. Il en existe d’autres qui rapportent souvent autant qu’un produit.

Quels produits vendre à vos lecteurs et visiteurs ?

C’est une question qui taraude plusieurs blogueurs : quels produits vendre? Et rapidement après une recherche et quelques coups d’œil chez vos concurrents ou amis blogueurs, vous constatez que certains publient des livres (ebooks), proposent des cours de formation, des services de consulting, des applications, des souscriptions et abonnements,…etc. Les blogueurs rivalisent d’imagination pour les produits à proposer.

Mais il y a les malins et les plus malins qui ne font pas une fixation sur un produit à vendre mais conçoivent une offre de produits : ils font une segmentation de leur marché. Clairement, ils s’appuient sur l’hypothèse que tous les lecteurs et visiteurs du blog n’ont pas la même attente par rapport à un produit : il y a ceux qui préfèrent un ebook, d’autres des cours de formation, et d’autres un coaching personnalisé, un accompagnement personnalisé. Et parfois même, certains lecteurs sont prêts à acquérir tous ces produits à la fois. Continuer la lecture de La stratégie des blogueurs professionnels (6)