La stratégie des blogueurs professionnels (2)

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J’ai entrepris de publier en série de six (06) articles avec mises à jour mon livre publié en Juin 2014 sur  Amazon KDP (Kindle Direct Publishing) titré “Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent” et la semaine passée, le premier extrait a été publié sur ce blog, extrait qui faisait office d’introduction.

Pour résumer, nous avions dit que la différence entre les blogueurs professionnels et les blogueurs amateurs se trouvait dans le fait que les premiers concevaient leur succès à travers cinq (5) étapes modélisées par David McClure :

  1. L’acquisition : il s’agit ici d’attirer les visiteurs du blog à travers les différents canaux d’accès au web, à l’exemple des moteurs de recherche et des réseaux sociaux.
  2. L’activation : ici, il s’agit de frapper l’esprit du visiteur dès sa première visite du blog, de créer une excellente expérience utilisateur.
  3. La rétention : ici, il s’agit de faire revenir le visiteur sur le blog, qu’il le visite plusieurs fois.
  4. La référence : ici, il s’agit d’établir de l’autorité sur le visiteur, afin qu’il fasse de la recommandation de votre blog sur un domaine donné, qu’il reconnaisse en vous une source fiable et experte dans ce domaine.
  5. Le revenu : à cette dernière étape, il s’agit de définir une stratégie de monétisation du comportement du visiteur.

C’est à travers ces différentes étapes que les blogueurs professionnels actuels obtenaient des revenus conséquents.

Aujourd’hui, nous allons aborder la première étape : l’acquisition.

Quelle est la différence entre un blogueur professionnel et un blogueur amateur ? Les deux ont une passion à partager, ont un message à véhiculer. La différence vient du fait que le blogueur professionnel veut obtenir un revenu à partir de son blog. Nombre de blogueurs amateurs veulent passer le cap et devenir professionnel en obtenant au moins un revenu d’appoint pour supporter quelques charges liées à leur activité. Mais je pense que la différence ne se situe pas seulement à ce niveau. Le blogueur professionnel se met à la place de l’utilisateur du web. Lorsque vous avez un problème à résoudre ou information à rechercher, où vous dirigiez-vous en premier ? Naturellement vers un moteur de recherche. Google par exemple… ou vous vous connectez sur Facebook, Twitter, ou Linkedin pour avoir une réponse par vos amis ou connaissances.

Voilà le dernier baromètre des moteurs de recherche pour les desktop :

statistic_id216573_global-market-share-of-search-engines-2010-2015 Source : Statista

On constate à la vue de ce graphe que la tendance est lourde depuis bien des années déjà. Cela veut juste dire que lorsque des utilisateurs se connectent sur internet pour chercher une information qui va solutionner un de leurs problèmes, plus de 90% s’adressent à Google, principal moteur de recherche. Même si on envisage les choses géographiquement, Google est toujours leader. Aux Etats-Unis où la bataille est plus rude, Google s’en sort, d’après le dernier ComScore qSearch(Comscore est le leader mondial pour mesurer ce que font les personnes quand elles naviguent sur internet) avec 64%, loin devant Bing de Microsoft à 21,4% et Yahoo Search à 12,2%.

Conscient de cet état, les blogueurs professionnels ne font qu’une chose : augmenter leur visibilité sur Google. Comment ils le font, c’est cela que nous verrons et ce sont ces moyens qui font la différence entre un blogueur amateur et un blogueur professionnel. Mais avant d’en arriver là, il faut comprendre comment Google fonctionne et surtout comprendre ce qu’est un moteur de recherche.

C’est quoi un moteur de recherche ?

Un moteur de recherche est tout simplement une base de données où sont indexées toutes les pages web disponibles sur la toile, à l’image d’un annuaire ou d’un dictionnaire. Seulement, assimiler un moteur de recherche à une base de données est un abus, comme on peut le constater à travers la définition de la fonction d’un moteur de recherche qu’en fait le site Interstices, la revue de culture scientifique en recherche informatique de l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) :

“Une base de données a une structure prédéfinie qui permet d’en extraire des informations, par exemple « nom, rue, code postal, téléphone… ». Le web, par contre, est peu structuré : c’est une immense collection de textes de nature variée. Toute tentative de classification semble vouée à l’échec, d’autant plus que le web évolue rapidement : une multitude d’auteurs ajoutent constamment de nouvelles pages et modifient les pages existantes. Pour trouver une information dans ce gigantesque ensemble, l’utilisateur pourra lancer une recherche de mots-clés. Ceci nécessite une certaine préparation pour être efficace : le moteur de recherche copie préalablement les pages web en mémoire locale et trie les mots par ordre alphabétique. Le résultat est un annuaire de mots-clés avec leurs pages web associées. Pour un mot-clé donné, il y a en général des milliers de pages correspondantes (plus de cinq millions pour « matrice », par exemple). Comment aider l’utilisateur à repérer les résultats potentiellement intéressants ? Comment classer les réponses par ordre de pertinence ?”

En clair, un moteur de recherche collecte les pages, sélectionne les pages pertinentes, puis range ces pages par ordre de pertinence. C’est ce dernier point qui est important car c’est là-dessus que les blogueurs professionnels jouent. Par exemple, Le moteur de recherche Google classe ces pages grâce à un algorithme tenu secret mais qui tient compte de pas moins de 200 facteurs pour définir l’ordre d’importance d’une page, ou du moins la pertinence d’une page. Si Google collecte 100 000 pages qui abordent par exemple le café. Comment sélectionner les pages qui abordent effectivement le café par opposition aux pages où le mot “café” apparait sommairement ou cité en exemple? Comment, parmi les pages qui abordent effectivement le café, sélectionner la meilleure en terme d’information et de couverture? La plus pertinente au regard de la requête de l’utilisateur de Google?

L’entreprise MOZ, spécialiste du SEO (Search Engine Optimization), entendez “optimisation pour moteur de recherche” a fait une étude sur les points de classement des moteurs. Elle a retenu dans son étude 80 facteurs de classement d’une page… Peut-on alors raisonnablement tenir compte de ces 80 facteurs de classement sur sa page pour être plus pertinent que des pages concurrentes? Heureusement non. Car chaque facteur est pondéré dans l’algorithme de classement : Il y a des facteurs plus importants que d’autres.

image Ici, un extrait de la page relative à l’étude de Moz. On a les facteurs regroupés par catégories avec le scoring de leur importance dans l’ordre de pertinence de la page.

Il faudrait savoir que ces facteurs de classement des pages ne sont pas statiques. Les moteurs de recherche tiennent compte de l’évolution des pratiques et des usages du Net. Si avant, les réseaux sociaux n’avaient pas de poids dans la pertinence d’une page, il est clair qu’aujourd’hui, cette donne n’est plus la même. Avant l’arrivée de Youtube, la pertinence était différente. Elle a été redéfinie avec le succès de Youtube…

Ainsi, l’algorithme de classement des pages par ordre de pertinence évolue dans le temps. Les blogueurs professionnels sont vigilants quant à cette évolution… Un changement de critères peut reléguer votre blog de la première page à la dixième. Et c’est clair que le trafic peut en pâtir…

image Ici, sur le site de MoZ, qui fait un suivi de l’évolution des facteurs de l’algorithme du leader Google

Dans ces conditions, il n’est pas difficile de comprendre ce que font les blogueurs professionnels pour attirer du trafic : Il optimise leur blog pour les moteurs de recherche. C’est cela le cœur de ce chapitre, l’acquisition. Attention, on ne vous demande pas de modifier votre contenu ou de l’écrire en pensant à Google. Non, pas du tout. Vous pouvez bien coucher vos idées sur la feuille ou sur Word par exemple, mais effectuer une mise en page conforme aux critères de visibilité de Google au moment de sa publication dans votre blog ou site web. Il s’agit bien d’une mise en page de votre texte, ou si on veut être plus tatillon, d’une mise en page web “googlisé”… D’ailleurs, j’ai lu la recommandation d’un blogueur dont je ne me rappelle plus le nom (qu’il m’en pardonne) : “Write for humans, optimize for robots“.

L’optimisation de votre blog pour un moteur de recherche

Pour illustrer ce point, nous allons prendre, pour l’exemple, le moteur de recherche Google, à raison. Comme relevé plus haut, Google reste encore le leader dans ce créneau. Ainsi, comment faire pour accroitre sa visibilité à Google? Comment faire pour drainer du trafic vers son blog? Si vous créer un blog et prenez la peine de consulter votre trafic mensuel, vous vous poserez à coup sûr cette question tôt ou tard. Il est important de mesurer l’activité sur votre blog. Je reviendrais sur comment mesurer l’activité d’un site ou blog lorsqu’on abordera la cinquième phase qui porte sur la monétisation.

C’est quoi l’optimisation d’un blog? Ceux qui ont des années derrière eux de blogging ont déjà vu ou entendu parler de SEO (Search Engine Optimization). Cet acronyme “english” résume tout, l’optimisation pour les moteurs de recherche. Les web développeurs y tiennent compte, tout ce qu’il y a de professionnel sur le web y tient compte. Pourquoi pas vous? C’est vrai qu’au jeu d’une petite recherche sur Google pour en savoir plus, on se rend bien compte que ce domaine est très technique et surtout très évolutif car comme nous l’avons vu plus haut, Google comme tous les autres moteurs de recherche fait évoluer son algorithme de classement. Et à la suite, la pratique d’optimisation n’est plus la même. Contrairement à d’autres blogueurs qui vous font croire que vous pouvez, du jour au lendemain, optimiser votre blog pour un meilleur classement après une recherche Google, je pense qu’il n’est pas possible de rivaliser techniquement avec tous les gros bras d’optimisation que recrutent les sites professionnels. Néanmoins, il est possible de se limiter à un ensemble de bonnes pratiques qui font leur preuve quand on a une niche, une expertise à partager.

Plus haut, en abordant la question du moteur de recherche, j’ai présenté la définition de la fonction d’un moteur de recherche d’Interstices, la revue de l’INRIA, et vous avez sûrement fait attention à la phrase :

Le moteur de recherche copie préalablement les pages web en mémoire locale et trie les mots par ordre alphabétique. Le résultat est un annuaire de mots-clés avec leurs pages web associées.” .

J’ai souligné cette dernière phrase car elle est à la base de l’optimisation. La fondation de base de l’optimisation est le mot-clé. C’était cela à la base avant que les usages du web amènent les algorithmes de classement des moteurs de recherche à intégrer la montée en puissance des réseaux sociaux (Facebook, Twitter), de la vidéo (Youtube) ou de la photo (Flickr, Instagram, Pinterest,…) dans la notoriété d’une page web. Néanmoins, le facteur “mot-clé” reste et restera toujours important dans la classification et la compétition se joue là-dessus.

Garder vos deux yeux ouverts sur les mots-clés…

Pour mieux illustrer cela, supposons que vous voulez savoir comment gagner de l’argent sur internet avec un blog, vous faire une recherche là-dessus sur Google. Voilà ce qui se présente :

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Comme vous pouvez le voir ci-haut sur cette image illustrée, vous avez, pour le mot-clé “gagner de l’argent avec un blog”, le résultat de toutes les pages indexées avec ce mot-clé. Google vous informe qu’il a indexé environ 455 000 pages avec ce mot-clé (encadré en couleur jaune)…  Sur la partie supérieure des résultats, vous avez les publicités : ce sont les entreprises ou institutions qui mènent une campagne publicitaire en achetant ce mot-clé à Google pour une période donnée, ce qui constitue l’essentiel des revenus de Google. Plus bas sur la page des résultats de la recherche Google, vous avez quelque chose de plus intéressant pour la suite :

image On a une présentation des mots-clés proches du mot-clé de la recherche en cours : “gagner de l’argent avec youtube”, “gagner de l’argent sur internet”, “gagner de l’argent avec un blog culinaire”… etc.

Essayons de voir le nombre de pages indexées avec quelques-uns de ces mots-clés :

image Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec youtube

image Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec un blog wordpress”

image Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec Amazon”

Récapitulons :

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec un blog”, on a 455 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec youtube”, on a 462 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec un blog wordpress”, on a 568 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec un blog culinaire”, on a 589 000 pages au résultat de la recherche.

C’est ici que cela commence à être intéressant : si vous écrivez un billet dans votre blog sur “comment gagner de l’argent avec un blog culinaire?”, il est clair que vous viendrez ajouter votre page sur les 589 000 pages et passer à la première page dans le classement ne sera pas facile. Il sera en revanche plus facile d’atteindre la première page en axant votre billet sur “comment gagner de l’argent avec youtube?. Ce raisonnement est un raccourci qui, naturellement, sonne faux parce que vous n’allez pas aussi facilement atteindre la première page avec “comment gagner de l’argent avec youtube?. Retenez juste sa valeur pédagogique. Ainsi,  C’est ce que font les blogueurs professionnels : il évalue la compétition sur les mots-clés avant de publier leur billet ou article. C’est une information qui ne guide pas la rédaction de leur billet mais qui aide à optimiser leur billet avant publication. Nous reviendrons sur ce dernier point dans la suite. Bien sûr, comme tout le monde l’a surement constaté, s’il faut avant de publier un billet, faire la recherche sur un mot-clé pour voir son résultat, chercher les mots-clés proches, faire la recherche pour chacun des mots-clés, centraliser les statistiques des pages indexées, cibler le mot-clé où il y a moins de compétition, ce serait vraiment fastidieux. Cela découragerait beaucoup de blogueurs.

Par contre, ce qui intéresse le blogueur professionnel, c’est le trafic que peut générer un mot-clé dans un temps donné. C’est ce trafic qu’il cherche à orienter vers son blog. C’est comme à la télé, à la radio ou dans n’importe quel autre média, si l’audience d’un mot-clé est élevée, il y aura beaucoup de compétition là-dessus, si l’audience est moindre, la compétition sera faible. Comment évaluer l’audience d’un mot-clé? La compétition des pages sur un mot-clé? Heureusement, Google a mis au point un outil gratuit pour faire ce genre d’analyse sur mot-clé : Google Keyword Planner, l’outil de planification des mots-clés de Google.

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Bien sûr, Google ne l’a pas fait principalement pour les blogueurs. Il le fait pour ses potentiels clients qui souhaitent mieux ajuster le choix des mots-clés, support de leurs campagnes publicitaires. Il n’empêche, il est gratuit et à la portée de tous. Il suffit juste de disposer d’un compte Google. Une fois votre compte Google activé, vous pouvez accéder à cet outil et il se présenter ainsi :

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Cet outil est très intuitif comme Google sait le faire. Pas besoin de remplir cet article de copies d’écran. Néanmoins, illustrons notre propos avec le mot-clé de départ : “gagner de l’argent avec un blog”. Nous voulons avoir une idée de l’audience sur ce mot-clé. On sélectionne juste le deuxième item “Obtenir des tendances et des données sur le volume de recherche” et une fenêtre apparaît où on peut écrire son mot-clé. Observer que plus bas, un ciblage est proposé. On peut circonscrire sa recherche à un pays ou exclure certains mots de sa recherche.

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On peut valider pour obtenir le résultat suivant :

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On peut voir le nombre de recherches mensuelles et le niveau de concurrence : il est faible. Malgré le nombre élevé de pages indexées qui est de 455 000, l’audience est assez faible : peu de personnes y font de la recherche. Google estime, pour ce mot-clé précis, à 720 recherches mensuelles en moyenne. Et encore, si vous faites un ciblage en circonscrivant les tendances à la langue “Français” et au pays “France” par exemple, le nombre moyen de recherches mensuelles se réduit à 590 recherches mensuelles.

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Si vous avez une stratégie de niche, ce mot-clé est bienvenu pour vous. Si vous avez une stratégie de croissance par la masse, il n’est pas porteur pour vous. Comme vous venez de le voir, l’important pour un blogueur pro est d’avoir une stratégie. C’est cela qui guidera ses actions.

Pour résumer, il est important d’effectuer des recherches sur les mots-clés, choisir un mot-clé et approfondir les recherches pour ce mot-clé (mot-clé similaire, synonymes,…etc.). Notre objectif était de présenter l’importance du mot-clé pour attirer le trafic. Maintenant, il faut voir comment les blogueurs professionnels mettent cette importance là en pratique.

Le mot-clé dans la pratique

Comme nous l’avons dit plus haut, l’algorithme de classement de Google tient compte de plus de 200 critères pour déterminer quel rang attribuer à un site. Ces critères ne sont pas faciles à comprendre, ce qui les rend encore difficile à mettre en œuvre pour maximiser son rang. Néanmoins, on peut toujours avoir une idée sur la façon donc Google procède pour classer une page.

image Ici, Moz s’essaie à déterminer le poids des critères de classement.

Plusieurs experts en SEO (optimisation pour moteurs de recherche) avancent que Google tient compte :

  • Du nom de domaine :

Les noms de domaine qui commencent avec leurs mots-clés cibles ont plus de poids que ceux qui n’en n’ont pas. Les blogueurs professionnels font attention au nom attribué à leur blog au moment de la création. Prenez Olivier Roland, un blogueur professionnel assez connu, son blog est blogueur-pro.com. Prenez un autre, Aurélien Amacker, dont le blog est webentrepreneurdebutant.fr. Certains blogueurs n’hésitent pas à recommander de faire une analyse par Google Keyword Planner pour choisir un nom de domaine!

image En dehors des publicités, les premières pages de la recherche contiennent au moins un élément du mot-clé de recherche

  • De la page du site ou du blog :

Pour ce niveau, Google tient compte de la présence du mot-clé sur le titre de la page (par exemple le titre de votre billet), de la fréquence d’utilisation du mot-clé dans le contenu de la page (plus un mot-clé est utilisé, plus le robot de Google estime que c’est le thème central de votre billet), de la taille du contenu de la page (l’algorithme de Google estime que plus un contenu est dense, plus il est précis et explicite sur l’information ciblée par le mot-clé), de la présence d’une illustration à l’exemple d’une image dans la page (la présence du multimédia ajoute de la qualité à un contenu, estime Google).

image Ici, on peut voir non seulement l’importance du mot clé dans le titre de la page mais aussi dans l’URL de la page. Refaites l’expérience si vous le souhaitez de ce mot-clé et vous cliquez sur les premières pages, vous verrez que les contenus de ces pages sont denses, parsemés d’images et de graphiques, avec une fréquence d’utilisation élevée du mot-clé de recherche.

  • Du site ou du blog dans son ensemble :

Et oui, comment tenir compte uniquement de la partie qui est la page sans tenir de l’ensemble qui est le site? En tout cas, Google ne se contente pas seulement de regarder la page qui parle de son mot-clé, il prend en compte certains paramètres liés au site comme l’architecture du site (le site est-il organisé?), la mise à jour des contenus du site (publiez-vous régulièrement des contenus?), le nombre de pages du site (pour évaluer si votre site peut être une référence pour des informations liées au mot-clé), la présence d’une page de contact (un site avec des informations de contact ou des renseignements sur le promoteur est mieux crédible pour Google…).

  • Des liens de retours :

C’est un aussi un autre point important pour Google. Les liens de retours ou “backlinks” en anglais constituent l’ensemble de liens extérieurs qui pointent vers les pages de votre site. En quelque sorte, il s’agit de liens de référence de pages de votre site ou blog. Google estime que si un site fait mention, à travers un lien, de votre blog ou d’une page de votre blog, c’est que son contenu fait autorité. Attention, cela est pondéré…Cela ne peut pas être la même chose si le site de l’Elysée ou de la Maison-Blanche fait référence à votre contenu que le dernier-né des sites ou blogs… Plus un site ayant un rang élevé fait référence au contenu de l’une de vos pages, plus cette page aura du poids dans le classement. Plus on cite votre page, plus il est mieux classé. Il ne faut pas aussi oublier que la position du lien de retour joue aussi. Ce n’est pas la même chose quand le lien se trouve dans le corps du texte de la page que dans le pied de page ou dans le blog roll (la liste des blogs recommandés). Le lien de retour dans le corps du texte implique que ce lien est concerné par le contenu publié. Ailleurs, ce n’est plus la même chose.

  • Des réseaux sociaux :

Ici, Google tient compte de l’emprise des réseaux sociaux dans les usages web d’aujourd’hui. Plus une page est partagée, plus son rang progresse. Le nombre de Like (J’aime) Facebook, le nombre de tweets (Twitter), de plus (Google+), de Pin’s (Pinterest)… Tout cela est pris en compte par Google pour déterminer la pertinence d’une page.

imageIl est clair que cette page à 543 partages a plus de pertinence pour Google qu’une page qui aborde le même thème mais a 15 partages… Source : EOFIRE.

Nous avons vu que le mot-clé est à la base de l’optimisation pour les moteurs de recherche. C’est le fondement de l’optimisation. Mais je dois aussi vous informer que Google veille à ce que les règles du jeu soient respectées. De la même manière que Google classe, il faut aussi savoir que Google déclasse les pages qui ne respectent pas certaines règles. Vous dupliquez ou copiez du contenu? Google vous déclasse. Vous vous contentez de remplir votre page avec des mots-clés au lieu de vous concentrer sur la qualité du contenu, vous serez déclassé. Jouer le malin n’aboutit à rien car l’algorithme de classement de Google est mis régulièrement à jour pour déjouer les tactiques des malins et croyez-moi, il ne rigole pas avec les malins. La sanction ne se limite pas seulement au déclassement, cela peut même aller jusqu’au bannissement du site du moteur de recherche! Dans tous les cas, pour éviter cette situation, Brian Deck, Expert SEO et fondateur de BackLinko, résume toute l’activité d’optimisation pour les moteurs de recherche en trois points :

  • Votre habileté à trouver les mots-clés où la compétition est faible et le taux de conversion élevé (nous reviendrons sur la conversion dans la 4ème étape),
  • Votre habileté à créer des contenus populaires et soutenus (crédibles) autour de ces mots-clés,
  • La promotion que vous allez faire pour ce contenu afin que les personnes puissent le diffuser et étendre son audience au-delà d’autres sites plus crédibles.

C’est seulement à ce prix que vous pourriez vous faire une place pour votre blog au soleil de Google. Le mot “trafic” peut égarer plus d’un. Quand on parle de “trafic”, il s’agit de personnes comme vous et moi connectées sur Internet. Certains se connectent pour trouver une information, d’autres pour des rencontres, d’autres pour visionner un film, voir un clip,… et parfois un peu de tout à la fois. Il se trouve que jusqu’à une époque récente, les moteurs de recherche étaient la principale porte d’entrée du web… Pour paraphraser la célèbre boutade attribuée à Platon, “Nul ne pouvait entrer dans Google s’il n’était surfeur”… A peine votre navigateur ouvert, vous tapiez frénétiquement “http://www.google.fr”. Aujourd’hui, les choses ont changé avec la montée en puissance des réseaux sociaux dans les usages actuels des internautes, bien que cela soit un peu discutable pour certaines tranches d’âge. Néanmoins, la progression actuelle des utilisateurs des réseaux sociaux marque une tendance forte et irréversible. Dans ces conditions, l’optimisation pour le moteur de recherche ne suffit plus : il faut aussi optimiser son site pour les réseaux sociaux.

L’optimisation de votre blog pour les réseaux sociaux

Je l’ai dit au début de ce billet : un blogueur professionnel a l’œil toujours rivé sur les canaux d’accès. De plus en plus d’internautes passent la majeure partie de leur temps d’accès à Internet sur les réseaux sociaux. Si vous voulez avoir du trafic, il faut aussi y passer du temps. C’est une tendance lourde qui ne se discute plus.

image Top 500 sites du web par Alexa, classement basé sur le volume du trafic.

Quand on voit l’évolution du nombre d’utilisateurs de Facebook, on ne peut pas rester indifférent. Le cap d’un milliards d’utilisateurs actifs journalièrement a été atteint depuis.

statistic_id346167_facebook_-number-of-daily-active-users-worldwide-2011-2016 Source : Statista

Mais Facebook n’est pas le seul réseau social bien que le plus connu. Il y a WhatApps qui a pris de l’ampleur depuis quelque temps déjà, Twitter qui joue le maintien, accompagné de nouveaux loups comme Instagram, Pinterest, SnapChat, Vine et autres.

image Source : Statista

Il est important pour un blogueur professionnel de s’enquérir périodiquement des statistiques de fréquentation et de comportements d’usage de ces sites. Travaillant le plus souvent seul, votre temps est une ressource précieuse. Mieux vaut ne pas s’époumoner et s’engager dans un réseau social qui ne vous ramènera rien en terme de trafic. Les professionnels travaillent toujours avec les statistiques qui sont facilement accessibles sur Internet.

Comme on le voit dans le graphique plus haut, il y a pléthore de réseaux sociaux, certains avec une croissance stagnante, d’autres avec une croissance exponentielle, d’autres qui sont carrément en déclin comme MySpace , Hi5  ou même Google+ . Tenez par exemple, si vous orientez votre présence sur MySpace, soyez à coup sûr rassuré que ce sera du temps et de l’énergie qui ne seront pas proportionnellement récompensés. Je penche même que ce sera plutôt inversement.

Je l’ai dit plus haut, la fréquentation est importante : c’est bien de connaitre le nombre de personnes qui se connectent au réseau social. Mais c’est encore mieux de savoir ce qu’elles y font une fois connectées : leur comportement d’usage ou activité sur ces réseaux sociaux. J’ai relevé dans un autre billet que dans votre Smartphone, on y voit installé les applications de Facebook, WhatApps, Instagram, Pinterest, Twitter & autres. Pourquoi tout cela dans votre téléphone alors qu’elles sont toutes étiquetées « réseau social » ? Le terme « réseau social » n’a aucun sens si on met de côté les objets qui interviennent dans la relation entre les personnes. Par exemple, lorsque vous vous connectez à Facebook, les gens partagent des photos, des vidéos, des liens et autres. Tout cela, ce sont des objets sociaux et faire abstraction de cela, c’est ne pas comprendre l’évolution de Facebook qui n’a pas proposé à ses débuts le partage de vidéos par exemple. C’est refuser de comprendre pourquoi elle a pu débourser 19 milliards USD pour acquérir WhatApps, ou encore plus d’un milliard USD pour acquérir Instagram. Ces deux entreprises sont aussi des réseaux sociaux. WhatApps profite du fait que le Smartphone est depuis devenu le canal privilégié d’accès à Internet. Couplé au fait qu’elle s’appuie sur votre annuaire téléphonique, vous êtes en liaison avec les gens qui comptent vraiment. Donc, vous contrôlez effectivement votre réseau. Instagram aussi profite de l’embellie des Smartphones, beaucoup plus sur les caméras embarqués dans ces Smartphones qui sont de plus en plus puissants avec le temps. Avec ces caméras, on peut prendre des photos et les partager avec ces contacts.

De plus, il faut avoir une idée sur les réseaux sociaux les plus prisés par certaines tranches d’âge ou groupe de personnes. Par exemple, si vous avez une solide expertise technique sur un domaine abordé par votre blog, faire du partage sur un réseau professionnel comme LinkedIn est plus judicieux que de le faire sur Facebook…

statistic_id300372_profession-related-social-media-usage-in-the-uk-2014Baromètre de la confiance aux contenus publiés sur les réseaux sociaux pour les professionnels en Grande-Bretagne. Source : Statista

Pourquoi il est important d’avoir un œil sur ces comportements? Cela vous permet de bien calibrer votre stratégie de captation du trafic. Pour faire simple, les blogueurs professionnels observent l’évolution des usages et de la fréquentation des réseaux sociaux et se positionnent pour capter du trafic, former et animer une communauté. Le plus simple est d’ouvrir un compte au nom du blog dans les principaux réseaux sociaux. Pas besoin d’y faire un tutoriel car c’est aussi simple qu’ouvrir une boite mail.

Pour terminer cette partie, il faut toujours consulter périodiquement les statistiques d’usage des internautes à Facebook, Twitter, Google+, Pinterest, Instagram ou Linkedin, et autres. On peut y déceler une tendance ou un nouvel usage permettant d’orienter la stratégie de présence de votre blog. Les internautes partagés entre de multiples capteurs d’attention sont très exigeants. Une plateforme chérie peut être honnie en quelques mois.

Il ne faut pas oublier Youtube qui est aussi un réseau social, mais de partage des vidéos. Avec 1 milliards de visiteurs uniques chaque mois, 3 milliards de recherches dans le site par mois, 100 heures de vidéos enregistrées chaque minute et 6 milliards d’heures vidéos visionnées chaque mois, les chiffres de Youtube ont de quoi vous faire réfléchir sur votre présence dans la plateforme. Vous n’êtes pas obligé de faire des vidéos mais vous pouvez conseiller à vos visiteurs des vidéos qui illuminent mieux votre thème. D’autres plateformes sont en embuscade et enregistrent des taux de croissance exponentiels et il est important de les surveiller comme Instagram, Pinterest ou Vine. Ce sont peut-être des plateformes qui n’abordent pas le réseau social comme Facebook mais qui ont les mêmes principes de réseautage et de partage.

Optimiser son blog pour les réseaux sociaux se résume à s’assurer que :

  • Les comptes ont été ouverts et activés sur les principaux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Pinterest, Instagram, Google+, Youtube et Linkedin).
  • Le blog est doté de boutons de réseaux sociaux,
  • Les articles publiés sur le blog soient dotés de boutons de réseaux sociaux pour permettre leur partage,

On a pu constater que les réseaux sociaux étaient le plus souvent consultés depuis les Smartphones et tablettes. Dans ces conditions, il est important d’optimiser son blog pour le mobile. Cela peut être frustrant de mettre un lien dans votre Facebook page qui redirige votre communauté vers une page illisible à partir de leur dernier Smartphone. Il faut y penser.

L’optimisation de votre blog pour le mobile

Quand on voit la progression du nombre d’utilisateurs de Smartphones dans le monde, on comprend que cette tendance est irréversible…

statistic_id330695_smartphone-users-worldwide-2014-2019 Source : Statista

Et le nombre d’utilisateurs qui utilisent leur Smartphone pour se connecter à Internet ne cesse de croitre.

statistic_id284202_mobile-phone-internet-user-penetration-worldwide-2014-2019 Source : Statista

C’est une tendance lourde : on n’a qu’à voir le nombre d’Apps disponibles pour se convaincre que le relâchement de cette croissance n’est pas pour sitôt. Comme je l’ai dit depuis le depuis, l’important pour tous les canaux d’accès à Internet, c’est toujours le comportement d’usage. Faire des recherches par mots-clés, c’est l’activité principale d’un utilisateur de moteur de recherche. Télécharger et partager des photos, discutez avec ses amis, commentez les publications, ce sont les activités principales des réseaux sociaux. Quelles sont les activités principales des utilisateurs du web par Smartphone?

Avant d’y arriver, il faut rappeler que les sites internet, dans leur conception, ont toujours été associés aux fameux écrans d’ordinateurs de bureau et d’ordinateurs portables. Les sites internet avaient été optimisés pour cette plateforme. Avec la montée en puissance des Smartphones et tablettes avec des tailles d’écran propres, il faut adapter les sites internet à ces écrans particuliers mais aussi repenser le mode de navigation qui est aussi particulier. C’est pour cela qu’une nouvelle mention est apparue pour marquer la compatibilité d’un site internet avec les Smartphones : “responsive web design” ou encore “mobile-friendly websites“.

imageUne illustration du “responsive web design par W3SCHOOLS

Un site internet “responsive web design” est un site qui détecte la taille et l’orientation de l’écran de l’internaute, que ce soit sur ordinateur de bureau, mobile, tablette ou autre, et adapte l’affichage et la navigation des pages. Dans le choix des thèmes et des modèles de votre blog, il faudra toujours vérifier cette compatibilité. D’ailleurs, tous les récents thèmes et modèles de blog sont conformes et compatibles avec les mobiles.

image Ici, ThemeForest, une plateforme de commerce des thèmes graphiques WordPress. On voit bien que “responsive” est un tag pour le filtrage des thèmes.

Au moment de créer votre blog dans les plateformes de blog, vous devez vérifier, en choisissant le thème ou modèle du blog, la présence de cette mention “responsive web design” ou encore « mobile-friendly websites ».

Maintenant, quels sont les comportements d’usage des mobiles lorsqu’ils se connectent au web? Jetons un coup d’œil sur ce sondage relayé par Statista :

statistic_id249761_leading-smartphone-and-tablet-activities-2015-by-deviceSource : Statista.

On constate que les activités les plus prisées sont la consultation de mails, de réseaux sociaux, la lecture d’actualités, d’articles ou de livres, les vidéos ou jeux en ligne, et quelques achats… Il es donc important d’être présent sur les réseaux sociaux mais aussi de savoir capturer les adresses mails des visiteurs une fois sur votre site, afin de leur envoyer chaque nouvel article publié…Nous allons aborder ce point dans la phase de rétention.

 C’est important de travailler avec les statistiques pour maximiser les résultats de l’effort consenti. Par exemple, les mobinautes sollicitent beaucoup Google, ce qui nous ramène à l’optimisation pour le moteur de recherche. On peut voir aussi que pour mieux limiter les freins à l’achat de votre produit, vous devez donner plus d’informations sur votre produit, ou encore intégrer des signes de confiance dans votre blog pour rassurer le potentiel acheteur quant aux fraudes qui peuvent survenir. Ce sont des points qui seront abordés dans la phase de monétisation.

Assurez-vous juste que le modèle ou le thème choisi pour votre blog est compatible avec un affichage et une navigation sur mobile et vous aurez fait la majeure partie de l’optimisation de votre blog pour le mobile.

Pour conclure ce billet, vous devez faire une optimisation pour les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et le mobile. Pour les réseaux sociaux et le mobile, c’est assez naturel car la majeure partie des thèmes graphiques des plateformes de blog à l’exemple de WordPress ont intégré de façon native ces fonctionnalités comme vous le voyez dans ce blog. WordPress a une extension (plugin) gratuite et facile à installer appelée JetPack qui permet le partage facile sur les réseaux sociaux.

image Ici, la console d’administration de mon blog où JetPack est installé. On voit bien que la fonction de partage est active. Les lecteurs ont la possibilité de partager du contenu sur les réseaux sociaux. Vous verrez bien les boutons de réseaux sociaux à la fin de chaque article.

En ce qui concerne l’optimisation pour les moteurs de recherche, le SEO, abordé en début de cet article, nous avons une excellente extension (plugin) pour ceux qui ont des blogs sous WordPress : Yoast SEO. Une fois installé et gratuit, vous avez la possibilité d’être guidé dans l’optimisation de votre article pour les moteurs de recherche avant publication.

image On voit bien l’analyse SEO du premier article de cette série par Yoast SEO. L’analyse du contenu vous présente les bons points en couleur verte, les moyens en orange et les mauvais en rouge avec explications. A vous de modifier pour une meilleure optimisation.

Pour ceux qui évoluent sous WordPress, avec Yoast SEO, JetPack et un thème graphique “responsive web design”, vous avez accompli le minimum  pour cette première phase d’acquisition.

Mais tout ce travail d’acquisition du trafic ne sert à rien si les visiteurs abandonnent votre site après avoir accéder à l’une des pages. C’est la raison pour laquelle vous devez travailler pour donner envie à vos visiteurs d’explorer le blog. C’est l’objectif de la seconde phase de la stratégie des blogueurs, l’activation, que nous aborderons au prochain billet.


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