La stratégie des blogueurs professionnels (4)

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J’ai entrepris de publier en série de six (06) articles avec mises à jour de mon livre publié en Juin 2014 sur Amazon KDP (Kindle Direct Publishing) titré “Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent”.

Pour résumer, nous avions dit que la différence entre les blogueurs professionnels et les blogueurs amateurs se trouvait dans le fait que les premiers concevaient leur succès à travers cinq (5) étapes modélisées par David McClure :

  1. L’acquisition : il s’agit ici d’attirer les visiteurs du blog à travers les différents canaux d’accès au web, à l’exemple des moteurs de recherche et des réseaux sociaux.
  2. L’activation : ici, il s’agit de frapper l’esprit du visiteur dès sa première visite du blog, de créer une excellente expérience utilisateur.
  3. La rétention : ici, il s’agit de faire revenir le visiteur sur le blog, qu’il le visite plusieurs fois.
  4. La référence : ici, il s’agit d’établir de l’autorité sur le visiteur, afin qu’il fasse de la recommandation de votre blog sur un domaine donné, qu’il reconnaisse en vous une source fiable et experte dans ce domaine.
  5. Le revenu : à cette dernière étape, il s’agit de définir une stratégie de monétisation du comportement du visiteur.

C’est à travers ces différentes étapes que les blogueurs professionnels actuels obtenaient des revenus conséquents.

Après une brève introduction, nous avons décortiqué l’acquisition et l’activation. Aujourd’hui, nous allons aborder la troisième étape qui est la rétention.

Tous les blogueurs professionnels vous le diront : même après voir mouillé la chemise pour avoir du trafic (les visiteurs de votre blog), avoir des visiteurs occasionnels nécessite une activité de longue haleine, notamment avec l’optimisation de votre blog pour les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et le mobile que nous avons vu dans la première phase d’activation. Et les visiteurs réguliers qui sont les lecteurs de votre blog, cette catégorie tant recherchée et voulue, demandent encore plus de travail. C’est certainement la phase la plus essentielle et délicate pour un blogueur professionnel. Combien de blogs ont vu leur audience fondre comme neige au soleil au fil du temps? Combien de blogueurs se trouvent en mal d’inspiration pour animer leur communauté? Ce n’est certainement pas à cette phase qu’un blogueur amateur réfléchit à la création de son blog. On a des choses à dire et ce n’est pas compliqué de pondre un article sur ce qu’on a à dire ! Trois mois après, on n’a plus assez à dire….On a l’impression qu’on dit la même chose. Alors on se retrouve à renvoyer les dates de publication d’articles : un après 2 semaines, après 1 mois, 2 mois, 3 mois, puis le vide. Pour réapparaitre un an plus tard. Quel que soit la qualité du contenu publié, difficile de trouver des visiteurs là à vous attendre que vous terminez vos vacances.

image Ici l’exemple de ce qu’on appelle un blog “fantôme”, aucune publication depuis Janvier 2014. Quel que soit la qualité des articles, le trafic va en pâtir de cette longue absence.

Oui, c’est du contenu que recherchent les visiteurs de votre site : en qualité et en quantité. Ce sont des contenus en qualité et en quantité qui retiendront les visiteurs de votre blog et leur donneront envie de revenir. Ce sont les contenus qui vont permettre à de simples visiteurs de devenir des lecteurs assidus de votre blog.

Si vous faites une simple recherche sur n’importe quel moteur de recherche sur le thème de la rétention des visiteurs, vous aurez toujours des conseils qui se résument à “publiez des contenus de qualité et en quantité” mais ces conseils ressemblent à ce genre de conseil qu’on vous balance simplement à la face, façon “une chose aussi élémentaire” alors que c’est du vernis qui recouvre la difficulté de mise en pratique. Ne tombez pas dans ce piège.

Pour un blogueur professionnel, effectuer un travail sur la quantité du contenu de son blog nécessite :

  • de suivre une cadence régulière de publication : un calendrier de publication apparaît le plus souvent indispensable.
  • de mettre en place un système de veille,
  • de savoir reproposer un article publié.

Pour la qualité, il faudra :

  • produire différents types de contenus : du texte, des podcasts, interview, revues, ebook, vidéos, newsletter…
  • illustrer vos articles avec des images pour les rendre plus vivants,
  • produire des titres plus accrocheurs,
  • savoir construire des liens internes.

Retenir avec la quantité

Lorsque j’ai commencé à bloguer, je lisais ici et là un seul conseil : “produisez des contenus de qualité; Avec la qualité, vous aurez des visites régulières sur votre blog”. Ce conseil est judicieux et utile mais vous n’aurez pas de visites régulières sur votre site, juste des grands pics au moment de la publication de l’article de qualité. De plus, la qualité dépend toujours de votre audience, de ce qu’elle attend de votre blog en le visitant. C’est le credo du blogueur professionnel. On associe le plus souvent les contenus de qualité à des articles longs, détaillés et précis. On peut en produire mais l’associer à d’autres articles d’information afin de maintenir un trafic régulier sur son blog.

image Ici le  blog de Neil Patel où vous avez des guides où tout est détaillé et précis et des articles publiés avec un intervalle de 2 à 3 jours pour animer le blog

Quelles sont les stratégies développées pour assurer une publication régulière? Comment produire des articles en quantité et qualité?

Mettre en place un calendrier de publication

Imaginez un magazine qui se dit hebdomadaire. Normalement, chaque semaine, il devrait publier un numéro. Vous achetez le premier numéro pour la première semaine. La deuxième semaine le deuxième numéro. La troisième semaine, vous allez au kiosque du coin et vous ne voyez pas le magazine et après renseignements, vous êtes informé qu’aucun numéro n’est sorti. Deux semaines après, un troisième numéro sort. Rassurez-vous, quel que soit la qualité du contenu de ce magazine, si la cadence de publication n’est pas respectée, il perdra plusieurs lecteurs. Pour ce cas, comparer est raison avec les blogs.

Tous les journaux et magazines ont une publication régulière définie d’avance : journalière, hebdomadaire, mensuelle ou annuelle. C’est un mécanisme de fidélisation du lecteur : tous les blogueurs professionnels l’ont compris. Ainsi, ils établissent une cadence régulière de publication de leurs articles. Si un blogueur a l’habitude de publier par exemple ces articles le Mardi et le Vendredi, il s’arrangera  toujours à publier 2 fois par semaine et surtout ces 2 jours, car certains de ces lecteurs ayant observé la présence d’un nouveau contenu ces 2 jours, auront tendance d’y revenir précisément à ces jours pour les consommer.

imageTous les lecteurs du blog de James Clear, un blogueur célèbre, savent qu’il publie un nouveau contenu chaque mardi et chaque jeudi. Même comme ces derniers temps, il se cogne les dents sur son calendrier de publication. Mais au moins, il a assez publié et ce stock soutient encore son blog.

Les plateformes de blog ont compris l’importance et ont mis en place des widgets (extensions) pour vous assister dans la définition d’un calendrier éditorial. Avec ce calendrier, vous pouvez définir non seulement les dates de publication mais aussi esquisser les titres ou contenus.

image Ici, une extension pour éditer un calendrier éditorial, avec la plateforme WordPress

De plus, on n’a pas besoin d’attendre qu’une plateforme nous donne un gadget pour monter un calendrier éditorial. On peut le faire directement sur Excel ou format A4. L’important n’est pas d’avoir l’outil mais de faire un plan de publication de contenu, par exemple, lundi je vais parler du trafic, mardi de la monétisation, mercredi de la conversion… Un plan  ouvre les portes de la discipline et évite de se disperser, de lever la tête vers les cieux en ne sachant plus quel sujet aborder.

Faire un plan ne suffit pas, il faut aussi avoir de l’imagination pour pouvoir entretenir une audience. Ce qu’on cache aux blogueurs amateurs est le fait que l’imagination ne se donne pas, elle s’acquiert contrairement à ce qu’on peut penser. Si vous n’y croyez pas, lisez l’excellent livre d‘Austin Kleon “Steal like an artist : 10 Things Nobody Told You About Being Creative”. Pour avoir de l’imagination, il faut se cultiver, lire, écouter, s’essayer… C’est pareil avec un blog : pour écrire en quantité, il faut lire les blogs d’autres blogueurs, des magazines, des livres, écouter des émissions radios, podcasts, visionner, ….etc. Pour y arriver, il est important de mettre en place un système de veille.

Mettre en place un système de veille

C’est le nerf de l’activité centrale d’un blogueur pro. J’aurai voulu y consacrer un livre à ce seul point tellement il est important. Vous ne pouvez pas produire des contenus régulièrement si vous ne mettez pas en place un système de veille sur des sources crédibles et de qualité. La plupart des blogs donne comme conseil pour écrire un article de commencer par faire une recherche mais ce n’est souvent pas le cas la plupart du temps. Pour écrire des articles longs, détaillés et précis, on peut faire des recherches à l’académique en croisant de multiples sources. Mais on peut aussi contourner ce fastidieux travail en suivant régulièrement un ensemble de sources et faire des annotations quotidiennes. C’est important si vous avez un boulot et que vous effectuez du blogging à vos heures perdues. Je suis sûr que plusieurs d’entre vous sont dans ce cas.

Beaucoup de blogueurs se souviennent de Google Reader, le lecteur de flux d’informations au format RSS et Atom, qui a été déconnecté le 15 Juillet 2013. Fort heureusement, d’autres solutions alternatives sont nées et comblent parfaitement le vide. On a par exemple :

  • Feedly – C’est le lecteur RSS le plus populaire actuellement. Il vous permet de suivre au fil vos sites préférés. Disponible sur iOS, Android, Windows Phone, Web (extension de navigateur) et autres. Donc, vous pouvez l’avoir sur tablette ou sur votre Smartphone en cours de route. Une fois au boulot, vous l’avez dans votre navigateur. La synchronisation s’opère sans souci. Dans le navigateur, vous reprenez juste ce que vous avez laissé sur la tablette ou le Smartphone.

    image Ici, la page d’accueil après inscription et ajout de sources. A gauche, on a nos sites préférés et au centre les différents contenus présentés en temps réel

    image L’ajout de fichier est très simple. Dans le menu situé à Gauche, on clique sur “Add Content” et on peut mettre l’adresse de notre site ou blog préféré et plus besoin de le visiter régulièrement, Feedly le fait à notre place

    • Pocket – Pocket est une application qui vous permet de sauvegarder des pages web que vous trouvez intéressant, pour une lecture plus tard. La sauvegarde peut se faire par catégories (à travers le taggage). De plus, cette application est disponible sous iOS, Android et sur le web.  De même que Feedly, la synchronisation s’opère instantanément.

    image

J’ai donné ces deux exemples pour illustrer l’importance du suivi de sources de qualité pour mieux respecter un calendrier éditorial sans stress. D’autres applications existent pour effectuer la fonction de veille pour Feedly et la fonction de capture de pages web pour Pocket. Une petite recherche sur le web et vous aurez toutes les alternatives.

Au cas où vous auriez la paresse (ça aussi, ça peut arriver à un blogueur pro) un de ces jours pour faire des annotations, vous pouvez faire du réchauffé pour vous donner un peu de répit avant de reprendre votre tempo habituel. Du réchauffé en “reconditionnant” les contenus déjà publiés.

Reproposer un article déjà publié

Vous pouvez écrire par exemple un article de formation sur les TCD (tableaux croisés dynamiques) par EXCEL. Par la suite, vous êtes stressé et vous avez un agenda chargé mais vous voulez respecter votre calendrier éditorial. Comment faire? C’est très simple : il suffit par exemple de proposer le même contenu sous forme d’ebook PDF en libre téléchargement. Là, vous avez reconditionné votre article de blog en livre. Vous pouvez collecter les articles d’une catégorie de votre blog et en faire un ebook en élaborant juste une séquence. L’important est d’avoir une valeur ajoutée en changeant de forme. Le blog de CoShedule, éditeur d’un calendrier éditorial, a établi un schéma qui résume simplement la démarche :

Repurposing Your ContentComment reproposer un article publié, par CoSchedule

Ainsi, on peut reproposer un contenu déjà publié en :

  • ebook, ou livre électronique,
  • diapositives,
  • vidéos,
  • séminaires ou webinaires,
  • podcast,
  • article invité (publication dans un autre blog)…etc..

Comme si bien dit dans cet article, reproposer du contenu permet :

  • de gagner du temps,
  • d’exposer ces nouveaux contenus à une nouvelle audience : une vidéo pourra être ajoutée à Youtube, une diapositive ajoutée à d’autres plateformes comme SlideShare ou Issuu.
  • d’étendre la longévité de vos contenus.

On peut reprendre un article publié il y a un an, 2 ans ou 6 mois et l’actualiser, au regard de l’évolution des conditions ou de l’environnement d’écriture de cet article. Si vous avez écrit un article sur les produits APPLE il y a deux ans, vous pouvez actualiser cet article car la montre connectée Watch a été lancée entretemps…

Retenir avec la qualité

Toute la blogosphère vous conseillera de produire des contenus de qualité mais vous en trouverez très peu qui vous diront ce qu’ils entendent par contenu de qualité. J’ai affirmé plus haut que la qualité était fonction de l’audience. En clair, un contenu qui offre une réelle valeur ajoutée aux visiteurs de votre blog, un contenu unique, différent, utile et pourquoi pas exclusif. En réalité, moi-même j’ai lu beaucoup de définitions proches et je dois dire que cela ne me parlait pas assez. Pour faire simple, un contenu de qualité est un contenu qui résout un problème identifié. Si vous mettez en place un blog sur l’apprentissage d’EXCEL par exemple, les visiteurs qui n’ont jamais utilisé EXCEL trouveront vos contenus de qualité, des experts d’EXCEL moins. Vous comprendrez que pour maximiser l’appréciation de votre contenu, vous devez au préalable avoir une idée de l’audience visée.

Notre ami Daniel Scocco du blog DailyBlogTips a une bien meilleure idée que moi de ce qui fait un contenu de qualité. Pour lui, un contenu de qualité est un contenu qui :

  • a une grande valeur : les gens doivent avoir une raison de visiter votre site. Et Daniel de préciser à la suite que la valeur est une notion relative, suivant le type de blog que vous avez. Les lecteurs d’un blog d’Actu Célébrités par exemple veulent avoir des infos fraiches au moment où cela fait du buzz tandis que les lecteurs d’un blog de formation attendent autre chose.
  • est unique : Si vous vous contentez de relayez les informations d’un quotidien comme Le Monde, les visiteurs se contenteront d’aller visiter le site du Monde.
  • est engageant : il rappelle à juste titre que les blogs populaires sont ceux qui transforment les monologues en conversations, le but étant de construire une communauté.

Pour ma part, après moult recherches, je pense qu’il est difficile de mettre en pratique ce genre de concept. Comment mesurer la caractéristique “grande valeur”? “Unique”? “Engageant”? Est-ce que la popularité d’un article signifie qu’il a de la valeur, qu’il est unique ou engageant? Est-ce le trafic qui détermine la valeur d’un article? On a vu des blogs avoir des pics élevés de trafic et sombrer complètement…Faut-il ainsi conclure sur la valeur de leurs publications? C’est difficile de prendre position.

Pour ma part, un blogueur professionnel retient avec la qualité en :

  • produisant des contenus variés : du texte, des podcasts, interviews, revues de livres, ebooks, vidéos,…etc.
  • illustrant ces articles avec des images pour les rendre plus vivants,
  • adoptant des titres accrocheurs pour les articles publiés,
  • construisant des liens internes dans votre blog.

Voyons ces points en détail.

Produire des contenus variés

Produire des contenus variés fait partie de la stratégie de base d’un blogueur professionnel. La variété ici peut se référer au type de contenus comme à la forme. Le cabinet de consulting en marketing SmartInsights a publié une excellente infographie à ce sujet :

En clair, on a des contenus pour :

  • éduquer : comme les guides, les infographies, les articles, ebooks, notes de lecture…
  • convaincre : comme les études de cas, analyses, indicateurs, les graphiques, les rapports, évaluation de produits, les vidéos,…
  • inspirer : comme les citations, les revues, les biographies,
  • s’amuser : comme les compétitions, les jeux, quizz,…

Bien sûr, il y a des contenus qui peuvent remplir ces quatre fonctions comme l’actualité ou un livre. L’important n’est pas le détail énuméré mais de penser communauté : Qu’est ce que je peux faire pour éduquer ma communauté? Que faire pour convaincre? Pour inspirer? Pour qu’on s’amuse? à partir de votre blog. Et naturellement, des contenus naîtront dans votre imagination. Interrogez la création de vos contenus à partir d’un verbe d’action qui engage une communauté, même si elle n’est pas visible. Et vous aurez plusieurs types et formes de contenus dans votre blog.

De plus, si vous ne savez pas faire la différence ou écrire un guide, un article, e-book ou note de lecture, c’est également très simple :

  • Allez à la page d’accueil de votre moteur de recherche et tapez juste  « comment faire une note de lecture? », « comment faire une étude de cas? », “faire une analyse?” : Vous trouverez assez de ressources et vous en sortirez certainement mieux édifié qu’avant.
  • Copiez la méthode des experts, des meilleurs du domaine : Vous voyez une note de lecture bien faite? faites en une analyse et adoptez là. Un guide bien détaillé? Copiez la méthode en faisant votre guide. Qu’on ne vous trompe pas, et le livre d’Austin Kleon que j’ai cité plus haut abonde d’exemples : on devient plus meilleur en observant les bonnes pratiques. Vous allez voir quantité de ressources soi-disant “originales” jusqu’à ce que vous découvriez les sources. Parfois, derrière “l’original”, se cache des sources bien ensevelies par l’auteur. Evitez ces pratiques, copiez les bonnes pratiques sans oublier de citer vos sources d’inspiration.

Il est vrai que pour des types de contenus comme les infographies, cela demandait jusqu’à récemment une solide touche graphique mais plus maintenant. Des plateformes sont apparues récemment et offrent la possibilité de créer des infographies.

image Ici, Canva où vous pouvez monter vos infographies en quelques clics.

image De même avec Infogr.am

image Un autre site pour monter les infographies, ici VennGage

Cela peut sembler redondant de présenter autant d’exemples mais j’aurai pu aller à plus d’une dizaine de sites pour monter une infographie. De la même façon, vous pouvez, avec un moteur de recherche, retrouver plusieurs sites qui vous accompagnent et vous facilitent le montage d’une vidéo, d’un ebook, de graphiques…etc. Vous remarquerez que toutes ces ressources sont en langue anglaise tout simplement parce que l’écosystème du côté des Etats-Unis est mature et offre tout ce qui est nécessaire à un blogueur professionnel pour se concentrer dans la production de contenus. La stratégie de blogueurs malins est d’observer ces pratiques et les importer en France, en Belgique, en Suisse, du moins dans la blogosphère francophone où le marché n’est pas encore mature. Tenez, par exemple, un blogueur malin peut éditer un ebook en l’intitulant “Monter votre infographie en 5 minutes” et le vendre. L’astuce pour lui consistera à faire un tutoriel avec captures d’écran en s’appuyant sur les trois (3) sites que je viens de citer. Il en est de même des formations proposées à prix d’or par des blogueurs professionnels francophones qui remixent des tutoriels et articles publiés dans la blogosphère anglo-saxonne. La plupart de ces outils de promotion de blog sont gratuits, soyez curieux et surtout dépassez la barrière de la langue. La qualité aussi implique de rendre vos contenus vivants. Quoi de mieux que de les illustrer par des images.

Des images pour illustrer vos publications

Nous avons traversé l’époque où le texte était dominant dans la narration d’une histoire. Non pas que le texte soit mineur mais il est combiné de plus en plus avec des images, une interview (audio), de la vidéo, des graphiques,…etc. Tout cela est important pour rendre vivant un article. Les blogueurs professionnels l’ont compris et accompagnent leurs publications d’images explicites.

image Ici, le blog de Neil Patel, L’image et le titre doivent toujours être associées… Vous devez tourner votre imagination et être tenace pour trouver l’image qui “colle” au titre de votre publication.

Savoir associer des images à ses articles est relativement facile avec l’apparition de nombreuses plateformes d’hébergement ou de partage d’images, de véritables bases de données, à l’instar du plus connu de tous qui est Flickr. Avec ces banques d’images, on peut faire rapidement une recherche et trouver l’image intéressante. Mais attention aux droits d’auteur. Ce n’est pas parce que ces images sont librement accessibles qu’on est autorisé à les copier sur son blog. Un blogueur professionnel respecte toujours le travail d’autrui et s’enquiert de la licence qui régit l’image qu’il veut apposer sur son blog, en se gardant toujours, quel que soit la licence, de citer le “propriétaire” de l’image. J’ai mis toute cette phrase en gras pour en souligner l’importance. Ces images sont régies par le droit d’auteur.

Wikipédia nous donne une première définition du droit d’auteur :

Le droit d’auteur est l’ensemble des prérogatives exclusives dont dispose un auteur ou plus généralement ses ayants droit (société de production, héritiers) sur des œuvres de l’esprit originales.”

Et précise à la suite que ce droit d’auteur recouvre deux types de droit :

Le droit moral, qui reconnaît à l’auteur la paternité de l’œuvre et qui vise aussi le respect de l’intégrité de l’œuvre (…)

Les droits patrimoniaux, qui confèrent un monopole d’exploitation économique sur l’œuvre, pour une durée variable (selon les pays ou cas) au terme de laquelle l’œuvre entre dans le « domaine public ».

Il n’est pas question de vous faire un cours sur le droit mais de vous aviser car vous trouverez sur le web :

  • des images protégées où le droit moral et les droits patrimoniaux sont verrouillés : il vous faudra l’autorisation de l’auteur ou monnayer pour avoir les images;
  • Et des images “libres” où les droits patrimoniaux sont plus souples, où vous pouvez partager, utiliser ou réadapter l’image : ce sont les images sous licence Creative Commons (CC), qui est une alternative au copyright complet.

N’ayant pas de gros budgets, ce sont ces images libres que recherchent les blogueurs pro. Cette séparation entre images protégées et images libres est prise en compte par toutes les banques d’images.

image Ici, Flickr qui, dans son module de recherche avancée, vous permet de limiter vos recherches aux images “libres”.

Je terminerai ce petit cours de droit en rappelant que ces images libres peuvent être régies par des conditions (Source : Wikipedia) :

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Clôturons cette partie en présentant quelques plateformes et banques d’images où on peut dénicher des images CC pour son blog :

  • Flickr, que nous avons déjà mentionné plus haut. C’est la banque d’images la plus populaire.

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  • Pixabay, qui est aussi bien connu des blogueurs pro. C’est celle que j’utilise régulièrement pour ce blog.

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Il existe de nombreuses autres plateformes d’images en libre accès et d’autres plateformes où on peut trouver des images professionnelles à moindre coût. C’est facile à trouver avec un moteur de recherche. Vous pouvez vous dirigez vers ces plateformes d’images professionnelles si votre blog a atteint une certaine maturité en terme de trafic et de monétisation. Pour plusieurs blogueurs, les images en licences CC seront suffisantes. Le plus important est d’être vigilant quant aux droits attachés à ces images.

Rendre vivant un article avec une image frappante est bien. Une fois que le regard du visiteur est “hacké” par l’image, où croyez-vous qu’il porte son regard ensuite? Naturellement vers le titre de l’article. C’est pourquoi il vaut mieux prendre son temps pour doter ces articles de titres accrocheurs.

Des titres accrocheurs pour vos articles

Je l’ai dit : une image pour illustrer vos articles, c’est bien. Mais c’est meilleur si vous y ajoutez de titres accrocheurs. Le site Copyblogger affirme qu’en moyenne 8 visiteurs sur 10 lisent d’abord les titres et que seulement 2 sur 10 lisent le reste de l’article.

Comme le dit Brian Clark de Copyblogger, un titre est une promesse que vous faites aux lecteurs. Et l’objectif d’un titre est de communiquer clairement le bénéfice que va tirer un lecteur en échange du temps consacré à lire l’article. Ainsi, il faut mettre en exergue le bénéfice à tirer à la lecture de cet article et à ce jeu, les blogueurs professionnels ont su se tirer d’affaire.

Les bénéfices sont présentés aux lecteurs subrepticement sous plusieurs formes. Ainsi, on peut les présenter sous forme :

  • de listes, par exemple “les 5 erreurs à éviter pour s’enrichir sur Internet“.
  • de ressources, par exemple “les 10 meilleurs sites pour une formation gratuite en Ms EXCEL“.
  • d’analyses détaillées :Le guide détaillé pour comprendre les licences Creative Commons“.
  • de tutoriels :Comment créer son blog en 5 minutes“.
  • d’interviews :Interview vérité : Les conseils d’un expert en droit numérique pour protéger son blog“.
  • de « breaking news » :Google annonce la fin de Blogger, sa plateforme de blogging“.
  • de classements : ” les 10 blogueurs les plus influents de la blogosphère francophone“.
  • de raccourcis :les 3 trucs que font ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent“.
  • de questions aux lecteurs :Quels sont vos objectifs pour la nouvelle année?“.
  • d’opinions :Obama se trompe“.
  • d’évènements :Gagnez un Galaxy S5 à l’occasion de sa sortie en France« 

image Le blog de Neil Patel, où vous retrouverez d’autres titres proches des formes relevées ci-dessus

Beaucoup d’entre vous ont surement rencontré des titres pareils : il n y a rien de nouveau sous le soleil. Les blogueurs professionnels s’arrangent à “encadrer” leurs titres d’articles dans ces formes là et je vous assure, ça marche. Seulement, n’oubliez pas la mise en garde faite au début de ce point : un titre est une promesse, et qui promet sans réaliser finit toujours par entamer son capital confiance. N’allez pas pondre des titres sans y associer un article de qualité. Il faut que le lecteur à la fin se dise qu’il a été transformé, qu’il a appris quelque chose qu’il ne savait pas avant ou s’il savait, qu’il l’a approfondi ou vu sous un autre angle. Autrement, il comprendra votre jeu et à ce jeu là, le perdant ne peut être que vous.

Avec une bonne image et un titre accrocheur, il faut maximiser le temps de présence du visiteur sur votre blog. Certains thèmes ou sujets étant abordés sur plusieurs publications ou plusieurs mois, il faut savoir construire des liens internes pour donner une cohérence à ces contenus.

Construire des liens internes dans votre blog

Les liens nous permettent de passer d’une page à une autre : c’est un élément fondamental de la navigation. Ceci pour vous faire comprendre que la navigation ne résume pas aux différentes pages de votre site, ni aux catégories, mots-clés ou tags. On peut tout à fait écrire un article dont le niveau de compréhension requiert la mention “expert” et y ajouter à l’intérieur de l’article des liens internes qui renvoient à d’autres articles d’introduction ou de niveau “moyen” pour permettre au lecteur de comprendre. C’est aussi un levier de rétention de visiteurs sur votre blog. La stratégie est d’intégrer les liens d’autres articles apparentés de votre blog dans un article à publier.

imageIntégrer des liens dans un article est facile, Ici le signe conventionnel à partir de WordPress

image Ici, les liens internes mis en évidence dans ma série d’articles sur le business model

En réalité, lorsque vous avez défini une bonne architecture pour votre blog, y mettre des liens internes est fort simple car vous savez mieux tisser des liens entre vos pages. Votre blog apparait comme un livre qui vise un objectif (par exemple former vos visiteurs sur Excel) et vous avez des chapitres et dans chaque chapitre des paragraphes et des pages : avec une vision aussi claire, il vous est plus facile de mettre des liens appropriés à chaque publication d’article.

Il arrive qu’on se retrouve avec une centaine, voire plus d’articles publiés et qu’on soit moins enclin à faire de la recherche d’articles apparentés pour nos liens internes, on peut alors automatiser l’apparition d’articles apparentés comme ici :

image Ici, une proposition d’articles sur le même thème que l’article en lecture. Extrait de ce blog.

Automatiser ces liens internes est facile lorsqu’on a un blog qu’on héberge soi-même et qui est édité sous WordPress : il suffit juste d’y ajouter des extensions qui, en plus d’être gratuits, s’installent intuitivement.

image Ici, un plugin ou extension sous WordPress pour proposer d’autres articles à la fin d’un article publié

Fort heureusement, vous n’aurez certainement pas à vous soumettre à ce genre d’exercice car la majorité de thèmes graphiques distribués intègrent nativement cette fonctionnalité. Même pour ce blog, je n’ai pas eu besoin d’activer quoi que ce soit : la recommandation d’article se fait sans souci.

Pour conclure cette partie, on dira simplement qu’on retient un visiteur avec la quantité et la qualité des contenus publiés.

Pour les aspects techniques de la rétention, cette phase se résume à la construction d’une liste d’emails pour les blogueurs professionnels. Lorsque vous réussissez à capter l’adresse mail des visiteurs de votre blog, vous créez une relation avec chacun d’entre eux. Cette approche est importante pour la dernière phase de monétisation et nous avons explicité ce point en profondeur dans l’article sur Jeff Walker. A travers une liste d’adresses mail,  vous établissez une conversation avec vos futurs clients. Vous leur informez personnellement à chaque nouvel article publié sur votre blog et à partir de leurs boites mails qu’ils consultent régulièrement, ils peuvent se rediriger vers votre blog et lire cet article : c’est cela la rétention.

Comme outil de capture, je ne peux que vous conseiller le meilleur : SUMOME à travers son List Builder.

image

A travers son extension gratuite sous WordPress, vous pouvez facilement intégrer une boite de capture d’emails sur votre blog.

image Ici, la fenêtre de capture d’emails pour ce blog

SUMOME propose un autre outil, Scroll Box, qui permet d’afficher la fenêtre de capture au fur et à mesure que le visiteur défile de haut en bas sur un de vos articles et vous pouvez mettre définir l’apparition de la fenêtre en fonction du pourcentage de défilement de la page. Si vous définissez 50%, la fenêtre apparaitrait au milieu de l’article au moment du défilement.

image

L’installation de cet outil est intuitif et cela ne vous posera aucun problème.

Une fois les visiteurs retenus, il faut les fidéliser. On n’est toujours rassuré, en produisant des contenus, quand on a des lecteurs, des fans qui apprécient notre passion et sont prêts à communier et partager avec vous cette passion. C’est l’objectif de la phase de référence du prochain billet.


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