Le Guide pour écrire et publier son premier livre

« Most of us are trained as English teachers by studying a product : writing. Our critical skills are honed by examining literature, which is finished writing; language as it has been used by authors. And then, fully trained in the autopsy, we go out and are assigned to teach our students to write, to make language live.

“Teach Writing as Process Not Product” by Donald Murray from The Leaflet, Fall 1972, pages 11–14. Published by the New England Association of Teachers of English.

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On doit enseigner l’enchainement des différentes activités qui concourent à la production d’un livre et non les auteurs du programme, c’est le conseil sans cesse réitéré par Don Murray jusqu’à sa mort. C’est dans cet optique qu’il avait découpé l’écriture en trois étapes : la pré-écriture, l’écriture et la révision.

La pré-écriture est tout ce qui intervient avant la première ébauche du texte. Don Murray estime que cette étape prend 85 % du temps de l’auteur. Ici, l’auteur se concentre sur le sujet de son livre, définit le public visé, fait des recherches, des prises de notes,  esquisse les grandes lignes (les idées), rode le titre et l’approche par rapport à l’audience visée.

L’écriture est la phase où on produit la première ébauche du livre. Il estime que cette phase doit prendre 1% du temps de l’auteur.

La révision est la phase où on reconsidère le sujet, la forme et l’audience. Dans cette phase, on refait des recherches, on réécrit, on revoit le texte ligne par ligne, on cherche les mots justes. Don Murray estime à 14% le temps pris par cette phase à un auteur.

A contrario, c’est plus vers le « bâtiment », le « produit fini » qu’on oriente notre regard au lieu de la faire vers « l’acte de bâtir », le « processus de production ».  Vous devez considérer ce découpage si vous envisagez écrire un livre.

Seulement, mon expérience avec la publication de mon premier livre, Le Secret des Blogueurs Qui s’enrichissent, m’a permis de noter les limites de ce modèle. Il est intéressant en vase clos, lorsque vous vous contentez juste d’écrire votre livre mais si vous voulez mettre ce livre sur le marché, il va falloir aller plus loin.

Plusieurs personnes, aspirants auteurs, pensent qu’il faut « bien » écrire un livre pour le vendre, que les grandes idées, de meilleurs développements et arguments vont suffire à faire vendre un livre. C’est une conception d’amateur que j’ai moi-même adopté à un moment donné, avant de me confronter à la réalité et la désillusion qui s’en est suivie.

La promotion est plus chronophage que l’écriture. Cela fonctionne comme un effet réseau : plus votre livre est connu et apprécié par la critique, plus vous avez de lecteurs. C’est pour cela que vous verrez des auteurs professionnels accorder des interviews lors du lancement de leur livre, faire des soirées dédicaces, arpenter les salons de livre pour des rencontres avec les lecteurs, faire des points de presse,..etc. Toute cette activité demande autant d’énergie, sinon plus que celle déployée pour écrire le livre.

Le modèle « pré-écriture, écriture, révision » étant limité, j’ai voulu me frotter à un modèle plus proche des réalités du marché. En faisant une recherche par Google, je suis tombé sur un document fort intéressant qui a comblé mes attentes. Le titre du document est « How to create your first ebook » . Ce document est édité par la place de marché WordPress iThemes.

Ainsi, les différentes étapes qui incombent à un auteur sont les suivantes :

  • Le choix du sujet,
  • La planification,
  • L’écriture,
  • L’édition,
  • La publication,
  • La vente,
  • Et enfin la promotion.

Ce qui suit est un résumé de cet ebook très intéressant.

LE CHOIX DU SUJET

Avant tout début d’écriture d’un livre, vous devez d’abord vous poser la question de savoir pourquoi vous voulez écrire un livre. Et cet ebook identifie cinq raisons qui peuvent vous amener à écrire un livre :

  1. Partager et diffuser vos idées,
  2. Etaler votre expertise,
  3. Communiquer dans un format différent,
  4. Gagner de l’argent,
  5. Par passion.

Et oui ! Par passion. Un passionné peut aussi s’essayer par recherche d’une expérience, juste pour « voir » comme on dit.

Quel qu’en soit les raisons, le choix du sujet ou thème abordé par le livre est une étape importante. Dans tous les cas, ce choix doit répondre à un certain nombre d’exigences :

  • Le livre doit être nécessaire : des millions de livres sont publiés chaque année. Pourquoi un lecteur potentiel devrait ajouter votre livre à son étagère ? qu’apporte-t-il de neuf ou d’original par rapport à tout ce qui existe ?

  • Le livre peut puiser dans votre expérience : les gens sont en quêtes de solutions et de raccourcis pour résoudre leurs problèmes. Votre expérience peut changer les vies de plusieurs personnes.

  • Le livre peut être basé sur la recherche : après plusieurs recherches, lectures, vous pouvez constater qu’un domaine n’a pas été exploré et c’est l’occasion pour vous de combler ce vide avec votre livre.

Le choix du sujet du livre s’accompagne toujours d’une clarification de votre intention. Qu’est-ce que vous visez en écrivant votre livre ? C’est cela qui donnera une orientation à votre écriture. Est-ce un livre d’histoire ? Un manuel d’apprentissage ou de formation ? Une biographie ?

En général, cette étape ne prend pas assez de temps car la motivation à écrire un livre dicte le sujet du livre.

LA PLANIFICATION

Ecrire un livre demande du temps et de l’énergie. Ces deux ressources doivent être organisées afin que puissiez atteindre votre objectif. Et qui dit organisation, dit plan. Il serait difficile pour vous de terminer un livre si vous travaillez à la volée, au goût de vos humeurs et émotions.

Ainsi, pour planifier, il faudra répondre à un certain nombre de questions :

  1. Quelle est votre audience : il faut savoir pour qui vous écrivez votre livre. C’est très important puisque cela impactera votre style d’écriture ainsi que le contenu de votre livre.

  2. Quel format de publication pour votre livre ? Allez-vous publier votre livre en PDF ou en ePub ? Il faut savoir que le PDF se prête mieux à une distribution du livre à partir de votre propre plateforme comme un blog, alors que le format ePub est plus compatible avec des sites de vente comme Amazon. Ce n’est pas à la fin de votre livre que vous devez réfléchir à ces questions. Si vous écrivez votre livre dans un logiciel de traitement de texte comme Word et que vous devez le publier en PDF, vous devez penser à télécharger et installer un logiciel comme PDF Creator pour la conversion de votre texte en PDF. En revanche, si vous souhaitez publier votre livre en ePub, je vous conseille de le saisir à Google Docs. A Google Docs, vous pouvez l’exporter à la fois en ePub et PDF. Vous pouvez même importer votre fichier saisi à Ms Word sur Google Docs et faire l’opération sans problème.

  3. Où est ce que vous allez vendre votre livre ? : avant de commencer à écrire le livre, vous devez avoir une idée sur la distribution du livre. Il faut faire un tour des différents sites de vente de livre pour avoir une idée sur la distribution indépendante. Est-ce que vous allez le distribuer à Amazon, à la FNAC, à iBooks Store? Il existe pléthore de sites de vente de livres.

L’audience vous donne une idée sur le contenu du livre, le format vous donne une idée sur la forme et la présentation du livre. Pour finir, savoir où vendre le livre vous donne une idée sur « l’après-écriture », sur ce qu’il faudra faire une fois le livre terminé.

Ne tombez pas dans le piège de la majorité des auteurs, puisque moi-même j’y suis tombé. La qualité de votre livre, de vos idées ne suffisent pas à la faire vendre, surtout lorsque vous en êtes à vos premières publications. Vous serez désagréablement surpris.

Une fois le plan étalé, vous devez écrire le livre.

L’ÉCRITURE

On nous avait appris lorsque nous étions jeunes, que la Bible, les Saintes Ecritures avaient été écrites par révélation, c’est-à-dire que ses auteurs n’avaient pas besoin de réfléchir pour mettre les mots sur leur manuscrit. Cette époque est révolue, même comme on trouve toujours dans les rayons de librairie des individus qui proclament être des médiums qui reçoivent des messages de planètes qu’ils transcrivent intégralement dans leurs livres. En ce qui vous concerne, vous devez vous remuer pour écrire votre livre, faire tourner les méninges et pas seulement les méninges.

On divise généralement cette phase d’écriture en quatre (04) activités : rechercher, résumer, écrire, réécrire. Ces activités ne sont pas linéaires : on peut bien réécrire et aller modifier le résumé, ou faire de nouvelles recherches. La division n’est pas marquée.

La recherche vise à fournir assez de matériaux pour soutenir ou élargir le sujet de votre livre. Elle vise aussi à avoir une idée sur ce qu’on dit d’autres auteurs sur votre sujet. Elle nécessite une excellente organisation, compte tenu du volume de documents de toute nature (texte, audio, vidéo, image) que vous allez avoir. Un outil comme Evernote vous facilitera la tâche.  D’autres outils existent comme Mendeley, Colwiz, OneNote, et bien d’autres faciles à retrouver avec un moteur de recherche.

Le résumé du livre vise à vous donner une boussole afin de vous orienter. C’est cette boussole qui vous permettra de vous départir du volume de documents issus de la recherche. Lorsque vous ouvrez un livre, vous observez toujours présenté avant même l’introduction du livre un plan, un sommaire ou une table des matières. C’est de cela dont il est question ici. Bien sûr, le résumé que vous allez faire n’est pas définitif. Vous allez certainement y revenir au fil de l’écriture mais ayez au moins une carte avant de commencer. L’important n’est pas d’avoir les détails mais d’avoir au moins les idées générales.

L’écriture intervient après le résumé. Ici, vous produisez une première ébauche, on peut dire un brouillon du livre. Le résumé vous a donné les idées générales. Maintenant, vous exploitez les résultats de la recherche, les documents obtenus pour aller en profondeur, pour fournir les détails à vos idées générales.

Les bonnes expressions, les meilleures tournures ne jaillissent pas le plus souvent au premier coup. C’est pour cela qu’il est important de réécrire, de revoir la première ébauche du livre. En relisant cette ébauche, on peut avoir d’autres perspectives, d’autres idées, d’autres approches. C’est ici que vous devez sortir de votre cocon pour aller à la rencontre de personnes qui pourront jeter un coup d’œil à votre livre. Vous pouvez commencer par vos proches.

L’ÉDITION

Une fois que vous avez achevé l’écriture de votre livre, il faut l’éditer. Je dois attirer l’attention sur une nuance que beaucoup d’auteurs confondent : éditer un livre ne veut pas dire le réécrire. A l’édition, vous avez une version finale de votre texte. Ainsi, l’édition d’un livre porte sur trois volets :

  1. L’édition de contenu : ici, on essaie d’analyser les supports et les détails de vos idées. On en vérifie l’exactitude. Si vous avez eu recours à une statistique pour soutenir un de vos arguments, on en vérifie l’exactitude et surtout la source. La crédibilité de la source est très importante. C’est plus rassurant lorsque cela vient d’une institution, d’un centre de recherche ou d’un organisme spécialisé. Il en de même des citations, faits relevés, anecdotes qui doivent être vérifiés. On vérifie aussi l’organisation de votre contenu : il ne faut pas de disproportion entre les différentes parties de votre livre. Si votre livre a par exemple trois parties, si on se retrouve avec 85 pages pour une seule partie sur un livre de 100 pages, ça pose un problème. Autant mieux prendre cette partie pour le livre et le découper en chapitres. Vous devez aussi avoir une vue d’ensemble sur le contenu de votre livre : analyser la logique de vos idées (s’ils se tiennent comme le tronc d’un arbre tient les branches), leur cohérence (le principe de non contradiction).

  2. L’édition de texte : ici, ce ne sont pas les idées qui sont analysées mais le texte. Les règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison sont sollicitées. On analyse le texte ligne par ligne et on corrige toutes les fautes. C’est difficile de faire l’édition de texte tout seul. Il va bien falloir, à défaut d’un professionnel, solliciter vos amis et vos proches pour vous aider à repérer toutes les coquilles. C’est le nombre qui compensera l’œil du professionnel.

  3. Relecture : la relecture est importante tout simplement parce que toute la correction ne réside pas dans l’observation des règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison. Comme le relève Steven Pinker, toute langue possède un certain nombre d’irrégularités qui ne peuvent pas être déduites des règles communément admises comme les idiomes, les figures de style et autres accidents de l’histoire qui ne répondent pas à la logique de la langue. Prenons un exemple simple parmi la multitude d’exemples cités par Michel Volle dans un de ses articles que j’ai apprécié : le terme “balayeur” est de moins en moins admis, au profit de “technicien de surface” ou un “instituteur” est remplacé par “professeur des écoles”. La langue évolue parfois et certaines expressions peuvent devenir caduques. Cela l’a rien à voir avec des règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison.

LA PUBLICATION

Une fois la rédaction terminée et l’édition assurée, vous devez aller confronter votre œuvre avec le marché. Mais avant d’y aller, il faut s’assurer que votre livre a la touche professionnelle pour se démarquer des autres. C’est la raison pour laquelle vous devez penser à la mise en page du livre.

La mise en page vise à donner à votre livre une présentation professionnelle et surtout une excellente lisibilité. Ainsi, vous devez vous assurer d’avoir choisi la bonne police, celle qui ne fera pas mal aux yeux du lecteur, celle qui permettra une lisibilité à 30cm de votre livre. Vous devez aussi penser à bien démarquer les titres, les paragraphes, les chapitres.

Vous pouvez démarquer les titres en leur donnant une plus grande taille de police, ou une couleur, ou un soulignement. Pour le paragraphe, vous pouvez définir des espacements entre paragraphes. Pour les chapitres, vous pouvez vous contenter des sauts de pages.

La mise en page concerne aussi le format de la page, avec la définition des marges, les numéros et l’orientation de la page. On doit aussi s’assurer que le livre comporte tous les points d’un livre professionnel. En plus du contenu, il doit être doté d’une page de titre, d’une page de copyright, d’une dédicace, d’une table des matières, d’un avant-propos,…etc.

Une fois la mise en page terminée, vous devez penser à le formater. Lorsque vous écrivez votre livre dans un traitement de texte comme Word, il est « formaté » dans ce logiciel, c’est pour cela que le fichier de votre livre aura une extension « .doc », « .docx ». Seulement, ce n’est pas un format adapté à la distribution de livres professionnels. Le format professionnel de distribution des livres est le PDF. Ou encore l’ePUB. Nous avons parlé de cela dans la partie “Planification” plus haut.

L’autre point important et plus critique de votre livre est la couverture et le titre du livre. C’est la première accroche puisque le lecteur voit le plus souvent la couverture du livre en premier. Si votre couverture ainsi que le titre du livre ne captent pas son attention, ne suscite pas de l’intérêt, vous aurez raté le dernier mètre de votre course.

Pour un indépendant, vous avez le choix entre vous offrir les services d’un designer, d’un graphiste, d’un infographe ou de faire vous-même la couverture du livre. Il est clair qu’obtenir une couverture au rendu professionnel est plus facile avec les services d’un professionnel mais cela a un prix. Et parfois, les moyens n’y sont pas. Dans ce cas, vous pouvez passer en revue vos relations, amis ou connaissances pour voir si vous ne comptez pas parmi l’un deux une personne qui a bon doigté graphique. Avec la généralisation de l’informatique d’aujourd’hui, Je suis sûr que vous allez trouver quelqu’un et là, vous pouvez demander un rendez-vous pour travailler sur le projet. Vous devez encore tester votre couverture auprès de vos proches et connaissances. Notez toutes les critiques et appréciations et discutez-en avec votre graphiste.

Si vous n’avez aucun proche dans l’infographie et pas les moyens de vous offrir les services d’un professionnel, alors, vous allez devoir faire vous-même la couverture de votre livre. Dans ce cas, vous pouvez aller sur le site d’Amazon observer un échantillon de couverture de livres, et pourquoi pas les couvertures de livres concurrents de votre sujet. Prenez votre temps pour observer. C’est cette phase qui vous inspirera et vous permettra d’avoir une idée sur la couverture que vous souhaitez avoir. Il est préférable d’avoir deux modèles et d’en faire un schéma sur papier. Ces deux schémas de modèles seront confrontés aux yeux de vos proches pour qu’il fasse un choix. Cette stratégie vous évitera de bosser dur sur des modèles pour les voir rejetés après.

Pour la couverture de mon livre, Le Secret des Blogueurs qui S’enrichissent, je suis passé par Derek Murphy, animateur du site DIY BOOK COVERS, qui m’a permis à travers le modèle d’une couverture fournie aux abonnés de sa newsletter, de concevoir la couverture de mon livre. C’est une très bonne option et le site de Derek Murphy est idéal pour les indépendants. J’ai dû me servir, pour le choix de l’image de couverture, des sites d’images gratuites en ligne PIXABAY ainsi que FREE DIGITAL PHOTOS. Mais ce ne sont pas les seuls sites d’images gratuites. Il en existe pléthore et Google peut vous aider à les retrouver. Il arrive que la taille d’une image ne soit pas convenable au format de votre couverture. Dans ce cas, je me suis servi de Pixlr, l’éditeur en ligne d’images, qui réduit la taille en conservant une excellente qualité. De même que le poids d’une image peut handicaper votre couverture car certaines plateformes limitent le poids du fichier. Dans mon cas, je me suis servi de Compressor. J’ai monté toutes les modèles de couverture du livre sous Word et une fois le fichier terminé, je faisais une conversion du fichier en PDF grâce à PDF Creator. Le fichier PDF obtenu était à son tour converti en fichier image grâce au convertisseur de PDF en JPG mis en ligne par Derek Murphy, le « PDF to JPG free online converter ». Ce fichier image, tous les sites de vente en ligne de livres vous le demanderont, pour le mettre sur le lien de votre livre. C’est cette image que les visiteurs et potentiels lecteurs verront sur leurs sites.

Fort heureusement, vous pouvez échapper à tout ce casse-tête en passant par CANVA qui a tout ce dont vous aurez besoin pour une couverture de livre.

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Une fois la couverture terminée, la version finale du texte arrêtée, il faut le vendre.

LA VENTE

La vente d’un livre nécessite trois points : la plateforme de vente du livre, le prix et la page de vente du livre.

Lorsque je parle de plateforme de vente du livre, il s’agit du point de convergence des lecteurs lorsqu’ils veulent se procurer un livre. On peut soi-même établir un site ou blog de vente de son livre grâce à des plateformes comme Selz ou Gumroad.

VENDRE SUR UN BLOG

Vendre sur un blog suppose de disposer d’un moyen qui vous permettra d’échanger votre livre contre des espèces sonnantes et trébuchantes. C’est la raison pour laquelle que vous devez intégrer un moyen de paiement à votre blog.

Paypal est certainement le plus connu du fait de sa longue présence sur le marché. Et plusieurs blogueurs l’ont adopté pour leur commerce en ligne. L’ouverture de compte est très intuitif d’ailleurs, comme la plupart des sites à l’heure actuelle, soumis à une forte concurrence et à des internautes ne tolérant pas l’amateurisme.

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Paypal vous accompagne tout au long de l’ouverture de compte et met à votre disposition du code HTML que vous pouvez intégrer en gadget ou plugin dans votre blog. Si l’ouverture de compte et l’achat sont gratuits, les paiements reçus de vos vente sont soumis à des commissions qui dans tous les cas ne dépassent pas 5%.

Bien que Paypal soit le leader des plateformes de paiement, d’autres plateformes alternatives sont apparues en intégrant les fonctionnalités de Paypal mais offrent aussi la possibilité de vendre sur Facebook, Twitter et Pinterest! Vous pouvez même créer gratuitement votre boutique en ligne! De plateformes de paiement, elles convergent vers des plateformes intégrées de commerce en ligne. Ce sont les précurseurs du commerce social, le commerce sur les réseaux sociaux. Parmi ces plateformes, on y trouve par exemple :

  • Selz, C’est une entreprise basée à Sydney en Australie qui affirme que son objectif est “de changer la façon dont les gens et les entreprises vendent en ligne” et je vous garantis que ce pari est réussi.

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  • Gumroad, plateforme émergeante dont les fonctionnalités sont proches de Selz.

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  • Plasso, qui est aussi une plateforme émergeante qui intègre les outils du commerce en ligne,

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Voilà pour quelques exemples de plateformes. Plusieurs plateformes émergeantes existent et même des plateformes déjà rompues comme e-junkie ou ClickBank mais nous n’avons pas voulu faire un compendium de toutes les plateformes de paiement. Nous avons juste relevé ce que nous jugeons utile à un auteur qui veut vendre son livre dans un blog, une solution facile d’installation et simple d’utilisation.

Il faut noter que ces plateformes permettent de vendre votre livre directement à partir de votre blog. Mais il peut arriver qu’on souhaite à la fois vendre son livre dans un blog et le vendre sur un site de vente de livres.

VENDRE SUR UNE PLATEFORME TIERCE

Pour vendre son livre, on peut passer par des plateformes tierces comme Amazon, iBookstore, ou encore la FNAC qui vous permettent de vendre votre livre sur leurs sites à trafic élevé. Prenons l’exemple d’Amazon.

Une fois le fichier final obtenu, vous allez sur la plateforme d’Amazon dédié aux auteurs qui souhaitent publier leur livre en indépendant  : Amazon Kindle Direct Publishing.

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Une fois sur le site d’Amazon KDP, vous ouvrez un compte Amazon à partir de la page d’accueil :

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Une fois rentré votre adresse mail, la procédure de création de compte Amazon est enclenchée et vous n’avez qu’à remplir les informations demandées à chaque étape :

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Une fois le compte créé, pensez à noter bien votre nom de compte et mot de passe… Ne faites jamais confiance à votre mémoire. Une fois enregistré, vous pouvez passer à la publication de votre livre en cliquant à “Bibliothèque”, “Ajouter nouveau titre” :

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Et à partir de ce moment, vous pouvez commencer la première phase de la publication de votre livre qui est le renseignement des informations sur le livre… Pas besoin de s’attarder sur toutes les cases puisque c’est assez intuitif…

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Bien que cela soit intuitif, il est important de noter un point : le choix des rubriques. Dans la mesure où cela déterminera le classement de votre livre dans les catégories de livre sur le site internet d’Amazon.

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Après, vous pouvez terminer cette première phase avec le téléchargement de votre livre et passer à la deuxième phase dans la publication de votre livre.

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La deuxième phase se résume principalement aux choix du taux de redevance et le prix du livre. Le taux de redevance est le pourcentage que vous allez percevoir sur la vente du livre. Si vous choisissez 70%, vous allez percevoir 70% du prix de vente sur chaque vente de votre livre.

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Il faut savoir que l’option à 70% vous limite géographiquement dans la vente de votre livre, de même que cela encadre la marge de définition du prix de votre livre.

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Une fois tout défini, Amazon vous propose une prévisualisation de votre livre, converti au format Kindle (mobi). Vous pouvez observer la présentation de votre livre sur les différentes plateformes d’Amazon.

Une fois l’enregistrement validé, votre livre sera disponible à la vente dans un délai maximum de 24h. On peut le vérifier en cliquant à “Bibliothèque”.

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Après, vous pourriez ouvrir périodiquement votre compte pour contrôler l’état des ventes en cliquant sur “Rapports” :

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Chaque plateforme de vente a sa procédure d’ajout de livres mais le schéma est proche de celui que nous venons de voir avec Amazon.  Si vous arrêtez plusieurs plateformes de vente, la procédure d’inscription et de placement de livres est proche de celle d’Amazon.

Avant d’arriver à la plateforme de vente, vous devez arrêter le prix de votre livre et je vous assure, ce n’est pas chose facile.

QUEL PRIX DE VENTE POUR VOTRE LIVRE ?

C’est le point le plus souvent oublié alors qu’il est stratégique. Cela rentre même en compte dans votre stratégie de monétisation. En effet, fixer un prix n’est pas chose facile : jugé trop élevé, il peut dérouter plus d’un et vous faire perdre des clients. Ce qui vous fera aussi perdre des revenus. En dessous aussi, vous perdrez certainement des revenus car il y aurait peut-être des personnes prêtes à acheter votre produit à un prix plus élevé. Le problème est que personne ne sait à l’avance le comportement des personnes intéressées par votre produit face au prix fixé. Vous pouvez par exemple écrire un livre et fixer le prix à 15 euros et ne faire aucune vente sur 3 mois. Baisser le prix à 7 euros et enregistrer vos premières ventes. Laisser le livre à 15 euros en proposant un autre livre en bonus et avoir vos premières ventes. De même, certains auteurs ont, tout en laissant le prix de leur livre à 15 euros, changé la couverture de leur livre et enregistré leurs premières ventes. Changer la description du livre, changer le titre du livre, changer la catégorie du livre, en maintenant les 15 euros et  les premières ventes ont suivi. Comment expliquer cela?

Cela s’explique tout simplement que le prix est une affaire psychologique. Si vos futurs clients perçoivent la valeur de votre produit à la hauteur du prix fixé, ils achètent. S’ils trouvent que c’est exagéré, ils bourdent votre produit. C’est pour cela que les auteurs multiplient les stratégies pour mieux mettre en avant la valeur de leur produit. C’est même l’objet de la page de vente que nous allons aborder.

Quelle stratégie est poursuivie pour proposer un prix? Nous allons en présenter sommairement quelques unes :

  • Le nombre 9 : la stratégie de prix avec le dernier chiffre terminant par 9 est courante. C’est un phénomène surprenant que certains chercheurs affirment l’efficacité à coup d’études. Notre propos ici n’est pas d’interroger ces recherches mais de constater que ça marche. Un livre à 9 euros n’est pas perçu comme un livre à 10 euros, de même que 2.99 euros sera perçu plus raisonnable que 3 euros alors que quelques centimes les séparent. Pour se rendre compte de ce phénomène, vous n’avez qu’à observer la tarification de plusieurs produits à Amazon.

price09price09.4 Source :  Amazon.fr

  • Présenter un prix plus bas que le prix affiché : c’est un peu la stratégie que font souvent plusieurs enseignes de commerce. On met le prix de 100 euros, on le barre, on met à côté “Maintenant à 55 euros”.

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  • Concevoir un package : Le produit avec des bonus, d’autres livres, des conseils, des exclusivités,… Ici, vous jouez sur le nombre pour faire accepter votre prix.

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  • Le prix du concurrent : Ici, vous n’avez qu’à faire une recherche sur les prix des produits concurrents et fixer votre prix.

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  • Mettre plus en avant la valeur ajoutée du produit : Et oui, c’est aussi une stratégie qui vise à plus présenter et détailler les avantages du produit et ses fonctionnalités. Vu sous cette angle, le client se dira que c’est pas cher payé par rapport à ce qui est offert.

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Voilà pour quelques exemples. Réfléchissez à votre stratégie des prix car il n’est pas interdit de combiner toutes les stratégies citées plus haut afin d’avoir une proposition originale.

Il peut arriver, dans le cas par exemple où vous souhaitez vendre votre livre sur un blog, que vous ayez besoin d’une page de vente. Vous allez devoir vous soumettre au difficile exercice de conception d’une page de vente.

CONCEVOIR UNE PAGE DE VENTE POUR VOTRE LIVRE

Turn words into profits

C’est ainsi que Dan Kennedy dans son livre “The Ultimate Sales Letter” définit la fonction d’une page de vente. La fonction d’une page de vente est de transformer des mots en profits. A la base, l’opération est simple : dans la page de vente, vous présentez votre livre, les bénéfices qu’un lecteur va en retirer à la fin de votre livre et la procédure à suivre pour l’acquérir. Certains vendeurs professionnels résument leur procédure de vente par l’acronyme AIDA (Attention, Intérêt, Désir et Action). Ainsi, vous devez créer l’attention, susciter l’intérêt, développer le désir et motiver l’attention. Un auteur indépendant qui n’a pas les moyens de louer les services d’un professionnel de la vente pour traduire cet acronyme en mots est désemparé et peut vouloir enjamber cette étape et proposer juste son produit avec une image sur une page de son blog, avec le lien pour l’achat. Ce serait une erreur stratégique. Avoir des lecteurs et des fans de votre blog est une chose, les transformer en clients en est une autre.

Les experts de la conversion affirment que sur 100 visiteurs qui atterrissent sur votre blog, on tourne en moyenne autour de 2 seulement qui achètent votre livre, donc le taux de conversion tourne autour de 2%. Si vous avez autour de 10 000 visiteurs mensuels, espérez dans le meilleur des cas 200 ventes mensuelles. C’est pour cela qu’il faut mieux élaborer votre page de vente pour augmenter votre taux de conversion.

Pour vous faire comprendre l’importance d’une page de vente, des start-up sont nées du côté des Etats-Unis proposant des services pour vous accompagner dans la conception et l’intégration d’une page de vente. En quelques clics, vous avez votre page de vente car plusieurs modèles de page de vente vous sont proposées et vous n’avez qu’à choisir un modèle, modifier quelques points, donner l’adresse de votre blog et l’intégration se fait nativement. Seulement, très loin de ma préférence pour les solutions gratuites, ces plateformes de conception et d’intégration de pages de vente sont payantes. Néanmoins, elles offrent un mois pour l’essai et vous avez le temps d’évaluer le service… et pourquoi pas créer vous même une page de vente dans votre blog après la période d’essai si le service n’est pas convaincant.

landingpages Les pages de vente sont souvent associées aux “landing page”, Ici Unbounce l’un des précurseurs des plateformes de conception de page de vente

Unbounce n’est pas seul sur le marché puisqu’on a Instapage, Hubspot, Leadpages, Wishpond et bien d’autres. Ces dernières plateformes sont plus complètes et ne se limitent pas seulement à la conception de votre page de vente mais permettent de faire des tests pour observer le comportement des visiteurs sur votre page, afin que vous puissiez faire des ajustements ou des modifications. Comme quoi c’est un marché déjà mature aux Etats-Unis.

Seulement, si vous n’avez pas 49 dollars au moins par mois à offrir à Unbounce pour une page de vente professionnelle, mieux vaut opter à créer vous même votre page de vente. Les raisons ne manquent pas pour se consoler : “avant Unbounce, on vendait“, “c’est pas le design qui vend, mais la qualité et la valeur ajoutée du produit“,….etc. Une fois la page créée, il va falloir réfléchir au contenu de cette page. C’est pour cela que nous allons décomposé ce qu’est une page de vente aujourd’hui sur le Net.

En règle générale, une page de vente a cinq (05) éléments que je vais présenter en l’illustrant avec l’exemple d’une page de vente d’un livre :

  • La proposition unique de vente, qui porte le titre de l’offre, un sous-titre pour renforcer l’offre et une courte phrase pour introduire l’offre, ce qu’on appelle communément l’accroche.

titlelandingpage L’accroche du livre d’Unbounce avec un titre et le sous-titre qui renforce ce qui est annoncé dans le titre

  • L’image ou la vidéo de l’offre. Ici, on présente l’image du produit ou une vidéo qui parle du produit.

  • Les bénéfices de l’offre, qui présente sommairement en liste les bénéfices de l’offre. Que va bénéficier le lecteur à la fin de votre livre ?

  • Les preuves : on peut présenter ici les preuves sociales comme les références, témoignages, recommandations, citations de presses,…etc mais aussi les indicateurs de confiance comme l’image d’un antivirus pour la sécurité, une image de cadenas, une garantie de remboursement…

  • Un appel à l’action : il s’agit le plus souvent d’un bouton en couleur qui motive l’action. L’objectif de la page de vente est de vous faire cliquer sur ce bouton.

LandingBook0 L’image au centre, les bénéfices à gauche et l’appel à l’action à droite pour le livre d’Unbounce

preuves Une méthode de preuve : vous citez les médias ou journaux ayant parlé votre produit. Ici avec le livre de Paddy Moogan

preuves2 Une autre méthode de preuve : recueillir les témoignages. Ici avec le livre de Paddy Moogan

preuves03 Un indicateur de confiance qu’on retrouve le plus souvent proche des boutons à cliquer pour engager la procédure d’achat. Ca rassure le client. Les anglo-saxons appellent ces signes les “trust seals”

Dans tous les cas, ces exemples sont fournis uniquement pour booster votre imagination. Le plus important est de se mettre à la place du client. Imaginez les questions que vous vous posez lorsque vous voulez faire un achat. Et une page de vente à haut taux de conversion en ressortira.

Une page de vente ne convertit que les visiteurs qui la lisent effectivement. Ce qui veut dire que vous devez drainer du monde vers votre page de vente. C’est le but poursuivi par la promotion que nous allons maintenant aborder.

LA PROMOTION

L’ebook d’iThemes nous prévient que si vous vendez 100 copies de votre livre, vous êtes dans le top 20%  des auteurs. C’est-à-dire qu’il n y a que 20% des auteurs qui réussissent à vendre 100 copies et plus.

La vente d’un produit de votre blog est égale au nombre de visiteurs de votre blog multiplié par le taux de conversion.

Ventes = Nombre de visites × Taux de conversion

Nombre de visites = Audience de votre blog, donc Ventes = Audience de votre blog × Taux de conversion

Si vous avez une audience de 10 000 visites mensuelles et qu’on retient le taux de conversion statistiquement observé de 2%, on est à 200 unités de vente. Si vous voulez augmenter vos ventes, il faudra jouer sur l’un des paramètres de la fonction de vente. La promotion du produit joue sur l’audience afin d’augmenter les ventes. En clair, promouvoir un produit c’est élargir l’audience du produit. Il n’y a pas de règle ou de méthodes standard pour promouvoir un produit, seule votre imagination est la limite. Nous allons juste lister quelques astuces :

  • La captation de l’audience d’autres blogs : les blogueurs proposent un article à d’autres blogs influents à la sortie de leur livre. On observe le plus souvent cette stratégie de plusieurs auteurs dans la publication de leur livre. Des articles résumant le livre ou abordant les thèmes du livre sont publiés dans des blogs à forte audience ou influents. Ainsi, cette exposition temporaire à une nouvelle audience permet de disposer d’un surplus d’audience qui peut être converti en ventes.

webentrep Ici le blog d’Aurélien Amacker qui autorise les articles invités

  • Les partenariats avec d’autres blogueurs influents : ici, vous établissez un partenariat gagnant-gagnant avec d’autres blogueurs influents en leur proposant une commission au cas où les ventes passeraient par leur blog ou leur liste d’abonnés email. C’est aussi une stratégie qu’on observe le plus souvent.

  • Payer une campagne de mots-clés pour mieux exposer votre livre : Ici, vous achetez des mots-clés des moteurs de recherche par exemple par Google Adwords pour permettre à Google d’afficher en première page et en priorité les liens vers votre produit lorsqu’un internaute fait une recherche sur un mot-clé. On peut toujours contourner cette voie en publiant des articles dans votre blog avec ciblage de mot-clé par Google Keyword Planner, l’outil de planification de mot-clé de Google.

binggads Bing Ads pour gérer vos campagnes par mots-clés à partir des moteurs de recherche de Google et Yahoo. Vous pouvez aussi opter pour Google Adwords qui gère vos campagnes par le moteur de recherche Google.

  • Engager une campagne de promotion sur les réseaux sociaux : Créer une Fan page à Facebook, un compte Twitter dédié, un compte Google+, Pinterest, Instagram, Tumblr, Youtube,…etc. Il y a toujours des groupes qu’on peut cibler dans ces réseaux sociaux, par exemple en effectuant une recherche à Facebook sur les groupes qui peuvent être intéressés par votre livre, ou en faisant aussi une recherche par hashtags pour cibler certains utilisateurs de Twitter. Ou si on est moins enclin à passer cette corvée, passer à la caisse des régies publicitaires de ces réseaux sociaux.

twitbiz Pour ceux qui veulent la promotion payante sur Twitter.

  • Organiser un jeu-concours, offrir des bonus et cadeaux aux premiers acquéreurs,

  • Offrir gratuitement un long résumé du livre en libre téléchargement pendant une période pour susciter le buzz, des commentaires et autres retours. Mais le meilleur moyen de l’offrir gratuitement est de le proposer contre paiement d’un tweet par exemple et les plateformes proposant ce moyen d’échange existent. Ce qui fait que chaque téléchargement de votre résumé de livre génère un tweet avec un lien, ce qui entraine une diffusion large et crée du buzz et des commentaires.

paiwithtweet la plateforme PayWithATweet où vous “vendez” votre livre contre un tweet. Idéal pour une promotion

Tous ces exemples ne sont pas exclusifs. Il y a toujours d’autres voies à emprunter. Une petite recherche web pourra vous édifier.

Qu’on ne vous trompe point. Il y a des personnes qui vous font croire qu’une fois votre livre publié, vous allez crouler sous les ventes. C’est totalement faux. La promotion de votre livre vous consommera au minimum deux fois l’énergie dépensée pour écrire le livre. Pensez, au minimum, à promouvoir votre livre auprès :

  • des amis et des connaissances : le bouche à oreille reste encore une méthode autorisée pour la promotion.

  • des réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+, LinkedIn,…etc.

Et surtout, créez un blog à WordPress ou à Blogger : c’est gratuit. Avec une plateforme de blog, vous pouvez aborder les thèmes proches de votre livre. Et je vous assure que ce sera un travail de longue haleine.

Voilà ainsi clôturé les étapes de publication d’un livre. C’est tout un processus qui n’est pas du tout facile. Don Murray pouvait diviser cette phase en 3 (pré-écriture, écriture et révision) puisqu’à l’époque où il écrivait cet article, au début des années 80, on passait par un éditeur pour publier le livre. L’éditeur se chargeait de faire la couverture du livre, de fixer le prix, faire les mises en page, corrections et révisions, de gérer la distribution du livre dans les points de vente et d’en assurer la promotion.

Aujourd’hui, avec l’informatique qui a permis la déconnection du contenu avec le support, et surtout la diffusion de la publication indépendante, vous pouvez vous retrouver à exécuter vous-même toutes ces tâches, avec plus ou moins de réussite. Cela ne veut pas dire que les éditeurs sont morts. Les éditeurs continuent toujours à faire leur travail, avec la réduction de vos marges. Avec la publication indépendante, vous avez plus de marges mais votre temps est consommé. Même en déléguant, vous devez contrôler. Dans tous les cas, vous serez soumis à l’arbitrage entre qualité et marges.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire pour écrire et publier un livre.


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