Archives du mot-clé Développement Personnel

La raison du sexe

womens-power-454870_1280

La raison du sexe est toujours la plus forte.

En parcourant un billet de Terence Tao, le célèbre mathématicien, sur sa position par rapport à l’élection présidentielle en cours aux Etats-Unis, j’ai observé qu’il aborde deux concepts utilisés en logique fort intéressants pour la publication de cette semaine : le “common knowledge” et le “mutual knowledge”. Si on veut faire une traduction littérale, cela donne “connaissance commune” et “connaissance mutuelle”. Reprenons-le au mot pour faire la différence :

“In logic, there is a subtle but important distinction between the concept of mutual knowledge – information that everyone (or almost everyone) knows – and common knowledge, which is not only knowledge that (almost) everyone knows, but something that (almost) everyone knows that everyone else knows (and that everyone knows that everyone else knows that everyone else knows, and so forth).”

Tr. En logique, il y a une distinction subtile mais importante entre le concept de connaissance mutuelle – l’information que tout le monde (ou presque tout le monde) connaît – et la connaissance commune, qui est non seulement la connaissance que (presque) tout le monde sait, mais ce que (presque) tout le monde sait que tout le monde sait (et que tout le monde sait que tout le monde sait que tout le monde le sait, et ainsi de suite).

La meilleure illustration de la distinction entre ces deux concepts est le fameux conte de Hans-Christian Andersen, “Les habits neufs de l’Empereur” que je vous invite à lire puisqu’on peut le trouver facilement à partir de Google. De façon simpliste, c’est un empereur qui commande des tissus à deux escrocs qui se présentent comme grands tisserands capables de coudre une étoffe invisible pour les personnes non intelligentes. Seules les personnes intelligentes peuvent le voir, avait précisé nos escrocs. Ces deux escrocs demandent des tissus en soie dorés d’or et les gardent mais font semblant de coudre par des gestes et les conseillers du roi, visitant leur atelier, font aussi semblant de voir l’étoffe pour ne pas paraitre non intelligents. Vient le jour J où l’empereur réunit son peuple pour porter l’étoffe en public,  peuple qui avait hâte de voir l’étoffe puisque chacun voulait savoir si le voisin était idiot. Si tu ne vois pas l’étoffe, cela veut dire que tu n’est pas intelligent. En public, le roi est déshabillé par nos escrocs et ils font des gestes synchronisés pour montrer qu’ils habillent le roi de l’étoffe. Et plusieurs personnes de s’écrier “Que les habits neufs de l’empereur sont beaux! Quelle Allure!”. Et il s’ensuivit un concert de louanges dans la foule jusqu’à ce qu’un enfant osa dire “Le roi est nu” pour que le peuple accepte que le roi était nu. Sentant que le peuple avait raison, le roi, serrant les dents, entreprit de terminer sa procession accompagnée de sa suite qui faisait mine de soutenir la traîne d’un manteau qui n’existait pas.

La nudité du roi était une connaissance mutuelle (mutual knowledge). A partir du moment où l’enfant s’est écrié, cette connaissance mutuelle est devenue connaissance commune (common knowledge). Continuer la lecture de La raison du sexe 

J’ai choisi Toodledo pour gérer mes projets personnels et mon temps

 

image La réponse de Nassim Taleb à une question sur la gestion du temps

Il y a quelques jours, j’ai annoncé mes 2 axes de recherche pour les 6 derniers mois de l’année et à la lecture de cet article, vous avez sûrement ressenti la tension qui existe entre les ambitions et le temps. En effet, quelque soit vos projets, la contrainte temps sera toujours présente. C’est ce qui fait que plusieurs personnes commencent des activités, des projets, des tâches mais ne les terminent jamais.

Comme toujours, cette situation a nourri un important marché sur la gestion du temps, le “time management”… Des livres ont été publiés là dessus, des séances de formation, des séminaires, et même des coachs qui proposaient des séances de “coaching” en gestion de temps. Et ce marché est toujours florissant. Confronté à ce problème, j’ai moi-même plongé dans la littérature sur la gestion du temps et après moult recherches et expérimentations, j’étais toujours à la case départ, sans solution soutenable.

Quand on établit une liste de tâches ou de projets à accomplir, la discipline est le seul fil conducteur : entre vos multiples occupations, vous devez trouver le temps pour bien faire ce que vous avez prévu.

Durant mes expérimentations, j’ai d’abord choisi un outil pour m’accompagner dans cette discipline : ToDoist, excellent outil mais trop touffu de mon point de vue. A la suite, j’ai enchainé une série d’outils : Any.do, Wunderlist, Google Keep, SolCalendar,..etc. Rien ne semblait à mon goût, du moins ne répondait à mes attentes. Finalement, j’ai refondu tout mon emploi de temps et je l’ai organisé en thèmes, thèmes que j’ai reporté sur Google Agenda.

image

Après un mois d’utilisation de Google Agenda, je me rends compte que cette solution n’est pas idoine pour les projets personnels. C’est un outil intéressant lorsque l’on a des évènements qu’on ne souhaite pas manquer ou des rendez-vous importants. Ce n’est pas un outil pour gérer par exemple un projet d’écriture de livre. Vous n’avez pas de flexibilité dans l’emploi du temps. La journée est découpée en 24 heures et vous devez remplir les plages horaires avec les tâches. Si vous mettez “écrire” dans l’agenda comme tâche entre 8h et 9h, si vous passez ce temps pour cause d’empêchement, vous êtes dérangé psychologiquement. Vous avez le sentiment de ne pas avoir pleinement accompli votre début de journée. Et soyez-en sûr, ce sentiment désagréable affectera le reste de votre journée. De plus, en découpant votre journée en petits morceaux de temps, vous aurez l’impression à la longue de fonctionner comme un robot. Tout le sel de la joie de vivre se dissout si votre vie est écrite comme un scénario de film où tout écart est encadré, non toléré. C’est à travers cette expérience que j’ai compris pourquoi aucune méthode de gestion de temps était meilleure : en voulant tout programmer précisément, on ne vit plus. Le tweet de Nassim Taleb ne dit pas autre chose.

Je me suis mis donc à chercher non pas un outil de gestion de temps, mais un outil de gestion de projets personnels, plus flexible sur le temps. Après une recherche fouillée sur le web, je suis tombé sur un article  du site web de Zapier : “The Best Project Management Software: 50 Tools for Team Task Management”. Dans cet article, on présentait 50 outils pour la gestion de projets. J’ai entrepris de lire attentivement cet article et de sélectionner un pool d’outils sur la base de critères suivants :

  • Possibilité de synchronisation entre les différents appareils : l’outil devait être accessible à la fois sur mon ordinateur, ma tablette et mon téléphone.
  • Simplicité : l’outil devait être simple dans l’utilisation et aussi simple fonctionnellement.
  • Prise en compte à la fois de projets collaboratifs ET de projets personnels : c’était le critère le plus important pour moi car la plupart des outils de gestion de projets partent du principe qu’un projet rassemble nombre de personnes et cela n’est pas faux. Ainsi, l’outil est très axé dans sa conception sur la collaboration et la communication, deux points importants dans une équipe de gestion de projets. Seulement, pour ma part, il s’agit aussi de projets personnels, une seule personne qui a des projets à réaliser.
  • Flexibilité : la possibilité de modifier  les priorités, les dates, ou l’affectation pour une tâche ou un projet.

J’ai donc parcouru les 50 outils de gestion de projets et j’en ai sélectionné quatre (04) :

Après sélection, j’ai entrepris de les installer sur ma tablette et les utiliser pour voir ce qui convenait le mieux à mes attentes. Après plusieurs jours d’utilisation, j’ai jeté mon dévolu sur TOODLEDO qui m’offre la possibilité d’ajouter simplement les tâches à faire, de les organiser par projets, de les modifier autant de fois que besoin se présentera et surtout de classer ces tâches par ordre de priorité. En commençant par l’unité élémentaire d’un projet qui est la tâche, j’ai été séduit. Les autres font pareils mais commencent par l’équipe ou les collaborateurs, option pas nécessaire dans mon cas.

image

On peut critiquer mon approche dans la mesure où je n’ai pas bien défini mes besoins dès le départ. En réalité, c’est bien un outil de gestion de tâches, avec possibilité d’affectation par projet que je souhaitais. Mais entre de grandes annonces et la prouesse des designers qui permettent pour chaque outil de se présenter sous un meilleur angle quelque soit l’outil sélectionné, il est difficile de faire un choix si vous n’installez pas et n’utilisez pas l’application. Si vous doutez de ces propos, allez à la page d’accueil de n’importe quelle application parmi ces  50 outils de gestion de projets. Il vous sera difficile de faire un choix si vous parcourez les différentes pages d’accueil.

Il ne me reste plus qu’à me mettre au travail. Chaque matin, je parcoure la liste des tâches et j’opère une sélection de quelques tâches en fonction de la journée car chaque journée est UNE journée, sans commune mesure avec la veille. Si une journée est chargée d’imprévus ou de situations où je ne maitrise plus le temps, aucun stress : la tâche est renvoyée à une date ultérieure. Ainsi, je peux affronter chaque journée sans soupirer à chaque fois qu’un imprévu se pointe à l’heure où j’avais prévu me consacrer à la lecture par exemple. C’est cela la meilleure méthode de gestion de temps.


Mes 2 axes de recherche pour les 6 derniers mois de l’année.

geometry-1023846_1280

J’avais produit il y a quelques mois un billet qui abordait la difficulté d’orientation dont faisait face des parents et même des jeunes face à un environnement incertain, situation qui amenait certains parents à orienter leurs enfants sur des métiers qu’ils jugeaient porteurs en se basant uniquement sur leur expérience, expérience attachée à un environnement économique bien précis. L’enfant peut se retrouver, une fois adulte, devant un métier tombé en désuétude ou n’étant plus porteur en terme de revenus, la situation économique ayant évolué. Pour exemple sans statut de généralité, quand j’étais jeune, mes parents et même le voisinage ne voyaient la réussite de leurs enfants qu’à travers la comptabilité et la banque. Ils n’étaient pas les seuls et vous pouviez voir les effets de cette vision de la réussite une fois au supérieur où ces filières avaient des effectifs pléthoriques. Je vous laisse imaginer les conséquences sur le marché de l’emploi avec des diplômés en masse que l’économie ne peut pas absorber.

Cette réflexion soulève la question de la décision en situation d’incertitude. C’est un thème préoccupant car nous avons toujours maille à partir avec l’incertitude…Depuis notre tendre enfance, nous sommes bercés par des certitudes et nous en formons chaque jour. Lorsqu’on se retrouve devant une situation imprévue ou non envisagée, notre monde s’écroule et nous sommes démuni pour affronter cela. Je suis convaincu que le marché du développement personnel est florissant parce que nous n’avons pas les armes psychologiques et intellectuels solides pour composer avec l’incertain. C’est pour cela que la lecture des livres de Nicholas Nassim Taleb sont importants pour un début de solution. A travers la lecture de ses livres, on comprend que la probabilité fournit une grammaire pour le risque et l’incertitude, deux mots (maux?) qui nous accablent dans la vie quotidienne. Mais vous et moi ne sommes pas des mathématiciens, statisticiens ou spécialistes de probabilités pour manier avec verve tout le corpus technique contenu dans le premier livre de probabilités tombé sous la main.

Heureusement pour le commun des mortels, David Aldous, mathématicien spécialisé en probabilités, a mis en ligne une liste de livres “non techniques” afin de permettre au non spécialiste de se faire une idée sur l’approche probabiliste. Ainsi, j’ai décidé de balayer une bonne partie de ces livres dans les semaines à venir. Je vous conseille d’aller sur cette page et de vous y mettre. C’est le premier axe de recherche pour les six (06) derniers mois de l’année 2016.

Autre axe de recherche : l’informatique ou plus précisément, la programmation. Ce serai bien intéressant qu’à la fin de l’année, je puisse pondre un programme de moi même…Il ne faut jamais s’interdire une aventure intellectuelle. On en parle beaucoup et on en écrit des tonnes sur le Net. J’ai donc décidé de m’y mettre en commençant par me doter de bases solides en programmation par le téléchargement et l’installation d’ALICE, un logiciel éducatif à la programmation. J’ai fait des recherches solides là dessus et je pense que c’est le meilleur, bien qu’on puisse compléter cela par d’autres pistes comme le très recommandé Structure and Interpretation of Computer Programs de Hal Abelson, Jerry Sussman et Julie Sussman. Des ressources, il y en a, c’est le temps à allouer qui fait défaut.

Ces deux axes de recherche ne remettent pas en cause la ligne éditoriale de ce blog qui aborde la façon dont les entreprises gagnent ou ont l’intention  de gagner de l’argent. Nous l’avons déjà fait pour Google, Facebook, Twitter et Apple. Je travaille sur d’autres entreprises et cette série continuera sans entraves.

Néanmoins, la fréquence de publication en prendra un coup comme vous l’avez déjà remarqué ces dernières semaines où je ne publie plus deux (02) fois par semaine comme d’habitude. Je n’ai pas le choix : entre le boulot, les obligations personnelles, les aléas de la vie quotidienne et ce blog, c’est le travail qui manque le moins pour paraphraser La Fontaine mais la contrainte “temps” m’obligera toujours à des ajustements.

Je ne peux que terminer ce billet en vous conseillant de vous lancer comme moi. Si vous avez des difficultés à vous lancer à cause de la langue anglaise, passez par Duolingo sans perdre de temps.


N’oubliez pas de faire un peu de fitness en ce début de week-end

 

image

Lorsque l’on va au boulot, on a une seule position la majeure partie de notre temps : la position assise. Même étant mobile, on est beaucoup plus debout en position fixe, ou mobile dans un espace réduit ou confiné.

Même en bloguant, on est toujours en position assise. En visionnant, on a la position assise ou demi-allongée.Avec le temps, cela peut avoir de forts impacts négatifs sur votre santé.

Ce billet est un appel à bloguer “responsable”. Bloguer en maintenant sa ligne, en préservant sa santé. C’est pour cela qu’en ce début de week-end, tout le monde doit s’atteler à des exercices physiques.

Lorsqu’il faut faire des exercices, on peut être désemparé et perdu. J’ai moi même été confronté à cela. Fort heureusement, j’ai pu tomber sur le site de Neila Rey, une coach fitness. Et je dois vous assurer que contrairement à tout ce que j’ai déjà vu ou lu sur le fitness, j’ai trouvé son approche aussi simple que limpide dans la présentation, et surtout adapté aux apprentis comme moi et vous d’ailleurs.

C’est la raison pour laquelle je vous conseille de parcourir les différents guides libres et téléchargeables pour trouver ce qui est adapté à vos capacités. Chaque guide ou programme contient un ensemble d’exercices répartis sur une durée de temps, exercices qu’on peut remplir sans équipement. Les exercices sont parfaitement illustrés et vous ne pouvez pas vous perdre.

image Exemple d’exercices à faire. Avec de telles illustrations, comment se tromper ?

Comme je l’ai dit plus haut, c’est un site complet et vous allez y trouver des exercices, des conseils de nutrition lors d’exercices, et beaucoup d’articles liés au fitness.

image Programmes d’exercices librement téléchargeables sur le site

Pour ma part, j’ai choisi le programme “HIIT” et je dois vous avouer qu’il m’est impossible de le terminer en 30 jours. Dans chaque programme, on a une série d’exercices à faire chaque jour. Si vous n’arrivez pas à terminer une série, exercez-vous avec cet exercice pendant plusieurs jours pour bien le maitriser. L’important au début n’est jamais la maitrise, mais la régularité et l’adaptation. Pour ma part, j’en suis à ma 4ème tentative pour terminer la série du premier jour du programme “HIIT” et je ne baisse pas les bras, quelqu’en soit le temps que cela prendra. Une fois après avoir parcouru toutes les séries d’exercices, je pourrai reprendre ce programme en l’exécutant maintenant en 30 jours comme préconisé. A ce moment, c’est la maitrise que je vais viser.

Vous n’êtes pas obligé de choisir ce programme. Parcourez le site et faites votre choix…Il y a tellement d’exercices qu’on ne saurait tout accomplir même avec cinq (05) années. De plus, une application Android existe pour ceux qui ont leurs Smartphones ou tablettes…

image

Avec le week-end qui s’annonce, oubliez clavier et souris et souciez vous de votre corps. Il ne faut pas seulement analyser le succès de votre activité de blogueur sous l’angle de contenus publiés, de visites mensuelles, de SEO et autres. Un corps sain contribue aussi au succès de votre activité non seulement de blogueur, mais d’autres activités. Pensez-y toujours.


L’idéal d’une vie serait de passer des revenus actifs aux revenus passifs

 

cash-1169650_1280

J’aime bien l’expression “passive income” que je rencontre dans la blogosphère anglo-saxonne.

C’est quoi les “passive income” ou revenus passifs? Ce sont tout simplement des revenus qui n’exigent pas votre présence physique pour être générés. Vous avez un emploi dans une entreprise et un revenu chaque mois, votre salaire. Si pour une raison volontaire ou involontaire, vous n’êtes pas à votre poste pendant 12 mois, croyez-vous que votre compte sera crédité pendant ces 12 mois ? J’en doute fort. C’est ce qu’on entend par revenu actif, un revenu lié à votre temps de travail, ou si on veut le dire trivialement, lié à votre présence physique. A contrario, le revenu passif n’a pas besoin de votre temps ou votre présence physique pour être généré.

Un auteur qui écrit un livre crée une source de revenus passifs. De même, un artiste, à travers ses œuvres, génère des revenus passifs. Tenez, Michael Jackson, mort en 2009, est l’artiste qui a généré le plus de revenus selon Forbes avec près de 140 millions de dollars sur les 12 derniers mois avant Octobre 2014, date de parution de l’article. Et dans cet article, on trouve une liste de célébrités mortes qui génèrent de très gros revenus.

Cela ne veut pas dire qu’on doit attendre d’être mort pour générer des revenus passifs. Ou se battre pour avoir le talent de Michael Jackson ou un Elvis Presley ou Bob Marley. On n’a pas besoin d’être artiste ou écrivain pour y arriver.

Nous entamons le plus souvent le chemin de l’emploi sans recevoir des cours de finances personnelles. Combien d’entre vous savent les retenues sur leurs salaires ? Les impôts et taxes supportés? Combien savent le montant des frais retenus par les banques où nous avons nos comptes? Très peu, par expérience. Dans la tête, nous avons juste des montants acceptables ou des montants inacceptables. La Banque peut bien vous saucissonner de petits montants pendant un bon bout de temps, cela ne vous traversera jamais l’esprit. On tique parfois et on demande à voir clair quand on juge qu’un montant important a été prélevé du compte. C’est à ce moment qu’on entre dans les détails. Ne me parlez surtout pas des relevés périodiques de compte que les banques nous envoient. Ces relevés sont très peu lus.

La plupart du temps, nous gérons nos finances à la semaine, ou au mois. Pour sortir de cet engrenage qui nous conduit tôt ou tard au crédit qui appelle toujours un autre crédit, il faut penser aux revenus passifs. A chacun son ingéniosité pour y arriver mais j’aurai l’occasion d’y revenir puisque j’explore actuellement des livres qui abordent ces questions de finances personnelles. On peut avoir des revenus passifs par :

  • L’immobilier : avoir une propriété immobilière en location vous génère des revenus passifs quelque soit votre indisponibilité. Vous pouvez déléguer sa gestion contre commission à une société immobilière et vous vous contentez d’encaisser votre dû à la fin de chaque mois.

  • L’achat d’actions : être actionnaire dans plusieurs sociétés vous permet de disposer à la fin de chaque exercice fiscal de dividendes correspondantes à votre quote-part détenu sur le capital de l’entreprise.

  • Le compte d’épargne : c’est aussi une autre manière d’avoir des revenus passifs avec les intérêts versés par la banque. C’est une option intéressante si votre mise est importante.

  • La vente de produits d’information ou de divertissement : livres, jeux, vidéos de formation, musique, …etc. Cela rapporte.

  • Les royalties : qui sont selon le Dictionnaire Larousse des “droits d’auteur, redevance due au propriétaire d’un brevet ou d’une marque ou encore au propriétaire du sol sur lequel sont assurées certaines exploitations.” Un ingénieur qui dépose des brevets crée une source de revenus passifs.

  • La création d’une entreprise : par l’entreprise, même en étant indisponible, vous pouvez déléguer et continuer de recevoir vos droits en tant que fondateur et actionnaire.

Il est clair que les exemples cités ne sont pas exhaustifs et on peut en trouver d’autres suivant l’environnement économique de chaque pays.

Tout ce que je peux conseiller à tout jeune qui embrase le monde professionnel et la vie active, c’est de réfléchir sans cesse à détacher ses revenus du temps de sa présence, d’opter pour un passage progressif de revenus actifs aux revenus actifs. Au début de la vie active, les revenus actifs constituent l’essentiel de l’ensemble de vos revenus, sauf si vous êtes héritier… Votre but doit donc être d’arriver à rendre les revenus passifs plus importants au fil du temps. C’est cette approche qui mène vers ce qu’on nomme l’indépendance financière.

On y arrive plus vite quand on y pense plus tôt.


La vie est trop courte pour se plier aux caprices de certains auteurs

 

Si on ne comprend pas les propos de certains intellectuels, ce n’ est pas forcement parce qu’on est ignorant ou malintentionné, cela peut être aussi parce qu’ on est simplement un peu plus exigeant que leurs lecteurs habituels (…)”

Jacques Bouveresse, dans “Prodiges et vertiges de l’analogie

hourglass-620397_1280 (1) 

Lorsque Alan Sokal et Jean Bricmont ont publié leur livre Impostures intellectuelles, un torrent de critiques s’est déversé sur eux et l’on ne savait pas, à la lecture de ces critiques, séparer la raison de l’émotion. Jacques Bouveresse avait, à l’époque, apporté un peu de raison avec la publication de son livre Prodiges et vertiges de l’analogie. J’ai commencé  la lecture des deux livres concomitamment et je m’étonne des critiques adressées à ce livre tant il est limpide et claire. Ce n’est ni normal, ni souhaitable que des gens du haut de leur piédestal ou de leur célébrité écrivent des bêtises et qu’on n’ai pas le droit de les critiquer sous prétexte que ce sont des sommités intellectuelles. Comme aujourd’hui, peu de personnes, même dans le milieu intellectuel, souhaitent vraiment travailler et se contentent d’être des disciples, si vous attaquez une sommité, il y en aura toujours pour prendre leur défense sous prétexte que vous ne comprenez pas l’auteur. Je rejoint Michel Volle qui, dans un de ses textes, dit qu’il

soupçonne certains philosophes, architectes, écrivains et artistes célèbres, dont la cote atteint les sommets, d’être des farceurs qui auront su habilement gérer leur notoriété.”

Quand on en est réduit à produire une collection de livres pour aborder le “vocabulaire” de tel ou tel auteur comme l’a fait les éditions Ellipses Marketing avec le vocabulaire de Deleuze, le vocabulaire de Merleau Ponty, le vocabulaire de Marx,…Cela devrait poser des questions au delà de l’intérêt de tels livres ou de leur opportunité commerciale. Ce phénomène où on lit un livre 2, 3, 4 à 5 fois sans rien y comprendre pour se retourner vers des exégètes à n’en plus finir, et qui finissent par vous égarer, on n’en veux plus aujourd’hui. Il est loin le temps où on pouvait consacrer des décennies à un auteur pour se plier à ses caprices. Nicholas Boileau dans l’Art Poétique a dit :

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément

On est partagé aujourd’hui entre de multiples sources d’informations qui croissent chaque jour, dixit “l’infobésité” qu’avancent certains. Il y’en a qui condamnaient ouvertement les réseaux sociaux au début en présentant cela comme des trucs pour attardés. Que feront-ils maintenant que tout ce qu’il y a de sérieux, organisations comme individus, a un compte Twitter, Facebook, Google+ et autres… Ceux qui présentaient les blogs comme ce qu’il ne fallait surtout pas faire pour salir son image? Aujourd’hui, même les plus grands professeurs d’université ont au moins un blog où ils publient le plus souvent les versions draft, provisoires de leurs travaux de recherche et livres, en libre accès.

Toutes les meilleures sources d’information sont en ligne et si vous voulez être sérieux dans votre travail, vous devez faire une veille et suivre ces sources. Et cela prend du temps. Du temps que vous n’en aurez pas à gaspiller sur un auteur qui invente un terme qu’il ne prend même pas la peine de définir tout au long de l’ouvrage. Et vous devez vous plier à deviner ce qu’il a dit, ou aller acheter le livre d’un de ses disciples qui, semble t-il, vous éclairera sur ce que l’auteur a voulu dire. On n’a pas le temps pour cela et lorsque je tombe sur un livre pareil, je laisse tomber le livre et je n’y reviens plus, pas seulement pour ce livre, mais pour tous les livres de l’auteur. Même Nicholas Nassim Taleb, qui s’y connait en probabilités, doit son succès parce qu’il écrit des livres pour communiquer, passer des idées et non faire un monologue. Pour chacun de ses livres, il publie une annexe technique disponible  dans son site personnel pour ceux qui veulent tremper leurs mains dans le cambouis. Autre chose, parmi tous les philosophes français encore vivants (les contemporains), je ne lis que Jacques Bouveresse. Je me suis essayé à d’autres et je me suis dit que certains devaient se prendre pour des gourous quand ils écrivaient. Bon pied la route pour les tenaces aux QI surélevés. Et à cela, je souscris totalement aux propos de Michel Volle :

La vie est trop courte, notre rencontre avec le monde de la pensée et avec le monde de la nature est trop brève pour que nous perdions notre temps en simagrées. Si la culture, la philosophie, la science et l’art sont nutritifs, c’est à condition de se les approprier en s’affranchissant de la sociologie de l’« élite » culturelle qui les parasite.
Il n’existe pas d’autre guide, pour progresser, que le bon sens que cette « élite » méprise tant, que la droiture persévérante du jugement, que le flair d’abord maladroit puis de plus en plus exact qui se forme par la recherche intime du plaisir
.”

Mes propos peuvent être nuancés par le recours à l’exemple de livres ou textes relevant de disciplines comme les mathématiques, la physique, la biologie, l’astronomie ou autres. Seulement, il faut noter que ces auteurs, respectueux de leur audience, prennent toujours le temps ou la peine de préciser “A qui s’adresse ce livre”, du moins de rappeler les pré-requis pour la compréhension de leur texte. Leur démarche s’inscrivant dans un parcours de formation avec des objectifs bien précis. Très loin de ceux qui affirment présenter un livre grand public alors qu’en fait ils se plient à un défilé de mode envers leurs pairs. A ceux là, la politesse oblige de répondre par l’indifférence au drapeau qu’il agite envers notre attention.


L’erreur à éviter : Confondre association et lien de causalité

  association # causalite

Quand nous étions jeunes, comme tous les jeunes de ma génération, nos parents nous encourageaient fortement aux études. On nous martelait que pour réussir dans la vie, il fallait avoir de bonnes notes à l’école, étudier et travailler dur. Et lorsque vous caracoliez en tête lors des classements trimestriels ou annuels, vous étiez satisfait le soir de remettre le bulletin de notes aux parents qui, tout en étant satisfaits, insistaient à plus de retenue et de prudence pour éviter que la satisfaction engendre la torpeur dans votre rythme de travail. Rendus adultes, on se rend bien compte que les premiers de la classe ne sont pas toujours aux premiers postes dans l’échelon de la réussite…Que s’est-il passé pour qu’on en arrive là ? Continuer la lecture de L’erreur à éviter : Confondre association et lien de causalité 

Le dilemme du bon employé en entreprise ou comment les meilleurs arrivent à se faire vite virer

cup-1320578_1280

Plus vous faites du bon travail, plus vous avez de travail et moins vous faites du bon travail à la fin.

N’avez-vous pas eu à constater ou à vivre ce fait en entreprise ou dans la vie?

Vous venez d’être embauché et vous faites du bon travail, vos délais sont toujours tenus, votre copie parfaite. Et la hiérarchie vous apprécie. Que se passe-t-il après? La conséquence est simple : plus de dossiers vous sont affectés par la hiérarchie tout simplement parce que sensibles, cette hiérarchie attend encore de bons résultats comme vous avez l’habitude de le faire. Et si vous réussissez encore à relever ce défi, à la suite, de plus en plus de dossiers vous sont affectés. Vous croulez sur les dossiers, vous vous battez à la mesure de ce que vous êtes tout simplement malgré votre énergie et vos talents : un homme. Continuer la lecture de Le dilemme du bon employé en entreprise ou comment les meilleurs arrivent à se faire vite virer 

La reconnaissance est une obligation seulement quand on a réussi

download-961797_1280

Il y a toujours eu des débats larvés sur le concept de réussite : quand est-ce qu’on peut se gargariser d’avoir une vie réussie? Peut-on faire un jugement en fin de vie ou au cours de la vie?

C’est un débat qui fait long feu dans la mesure où on a vu des personnes considérées comme des modèles de réussite avoir une fin misérable, tout s’écroulant les dernières années de leur vie, comme on a eu des personnes étant considérées comme “maudites” bénéficier au soir de leur vie de toutes les grâces et se retrouver dans la félicité. Donc, il est difficile, en tenant compte du facteur temps, de dire dans l’absolu que telle personne a réussi. Continuer la lecture de La reconnaissance est une obligation seulement quand on a réussi 

Le premier pas est plus important que la marche

footprints-1189780_1280

Un enfant de quatre (04) ans, le pas habile, marchant et courant dans tous les sens dans une cour de récréation avec ses camarades, a déjà oublié toutes les difficultés de ses premières heures de marche. Même comme quelques cicatrices de blessures et d’écorchures jalonnent ses jambes, il a oublié ses premières hésitations, le pas lent et non assuré, la peur à chaque fois que le pied rencontre un surmontement de terrain ou d’obstacle indéfini, l’équilibre qui ne tenait pas et qui obligeait à ne se déplacer que dans des zones dotées de multiples appuis, les nombreuses chutes, les pleurs et parfois même des fractures.

Qui se rappelle de cela une fois que la marche devient “naturelle” ? C’est comme si nous marchions depuis que nous sommes nés. Ce qui est déjà acquis s’oublie facilement. Non seulement on banalise cet acquis, mais on oublie tout le chemin et les épreuves qu’il a fallu pour obtenir, avoir cet acquis. Parfois, c’est nécessaire d’oublier pour passer à autre chose, ambition oblige. Parfois aussi, c’est nécessaire de penser, de se remémorer ce chemin pour surmonter une difficulté qui se présente à nous. Continuer la lecture de Le premier pas est plus important que la marche